Filiatus
Maître Poète
C’est une dame de cœur
Qui, dans un château de carte
Vit la commedia dell'arte
Avec votre serviteur
Moi, le modeste joker
Je dors avec ma maîtresse
Quand le vilain roi de trèfle
Guerroie sur les tapis verts
Mais la dame de mon cœur
Ce matin est très inquiète
Car le roi donne une fête
Ce soir au salon d’honneur
Et pour nous être agréable
Il y aura sur la piste
Un très grand illusionniste
Qui fricote avec le diable
Quel horrible cauchemar
J’ai peur que ce fichu traître
Ne vous fasse disparaître
Ou bien qu’il ne nous sépare
Ma chère dame de cœur
Le magicien vous observe
Et de sa brillante verve
Il vous a changé en fleur
Puis se tournant vers le roi
Il lui dit d’un air filou
Une abeille parmi nous
Butine cette fleur-là
Moi, je ne sais pas pourquoi
Trouvant cette phrase belle
J’applaudis de mes deux ailes
Tout en bourdonnant de joie
Je m’envolai dare-dare
Sous les yeux de l’assistance
Et dans le plus grand silence
Je fondis sur mon espoir
Revenu de sa stupeur
Le roi cria « A la garde ! »
Et soudain cent hallebardes
Visèrent ma dame au cœur
Tandis qu’un valet de pique
Saisit ma mie par la tige
J’atteignis d’une voltige
Le magicien hystérique
« Redonne-nous forme humaine
Et rend le roi amnésique
Puis va-t-en sous les tropiques
Ou je te pique une veine ! »
Le sorcier rouge écarlate
Me bredouilla à l’oreille
« Pour m’excuser je vous paye
Un toit au pays des cartes »
Et c’est depuis Las Vegas
Qu’enfin revenu moi-même
Je vous écris ce poème
Dans ma maison carrée d’as
Ma reine a le ventre rond
Car elle attend deux fillottes
C’est Belote et Rebelote
Que nous les appellerons
Quant au roi on nous a dit
Qu’après cette soirée folle
Il s’était mis à la colle
Avec son mage maudit
Qui, dans un château de carte
Vit la commedia dell'arte
Avec votre serviteur
Moi, le modeste joker
Je dors avec ma maîtresse
Quand le vilain roi de trèfle
Guerroie sur les tapis verts
Mais la dame de mon cœur
Ce matin est très inquiète
Car le roi donne une fête
Ce soir au salon d’honneur
Et pour nous être agréable
Il y aura sur la piste
Un très grand illusionniste
Qui fricote avec le diable
Quel horrible cauchemar
J’ai peur que ce fichu traître
Ne vous fasse disparaître
Ou bien qu’il ne nous sépare
Ma chère dame de cœur
Le magicien vous observe
Et de sa brillante verve
Il vous a changé en fleur
Puis se tournant vers le roi
Il lui dit d’un air filou
Une abeille parmi nous
Butine cette fleur-là
Moi, je ne sais pas pourquoi
Trouvant cette phrase belle
J’applaudis de mes deux ailes
Tout en bourdonnant de joie
Je m’envolai dare-dare
Sous les yeux de l’assistance
Et dans le plus grand silence
Je fondis sur mon espoir
Revenu de sa stupeur
Le roi cria « A la garde ! »
Et soudain cent hallebardes
Visèrent ma dame au cœur
Tandis qu’un valet de pique
Saisit ma mie par la tige
J’atteignis d’une voltige
Le magicien hystérique
« Redonne-nous forme humaine
Et rend le roi amnésique
Puis va-t-en sous les tropiques
Ou je te pique une veine ! »
Le sorcier rouge écarlate
Me bredouilla à l’oreille
« Pour m’excuser je vous paye
Un toit au pays des cartes »
Et c’est depuis Las Vegas
Qu’enfin revenu moi-même
Je vous écris ce poème
Dans ma maison carrée d’as
Ma reine a le ventre rond
Car elle attend deux fillottes
C’est Belote et Rebelote
Que nous les appellerons
Quant au roi on nous a dit
Qu’après cette soirée folle
Il s’était mis à la colle
Avec son mage maudit