Philaly
Maître Poète
LA CRISE DE LA QUARANTAINE…
J’ai lu récemment dans un magazine un article passionnant qui renfermait une étude comportementale très sérieuse faisant état de lourds retentissements psychologiques de ce long confinement.
Des résultats particulièrement alarmants portant sur des gens victimes de cette crise de la « quarantaine » montrent qu’il y a de quoi devenir fou à lier avec le COVID.
On serait en droit d’attendre un peu d’empathie sous son toit, mais Il faut avouer que c’est précisément là qu’on en pâtit, parce que ne s’y trouve pas toujours une oreille attentive et un regard bienveillant…
Je discutais justement de cela avec le micro-ondes et le grille-pain pendant que je prenais mon café ce matin et tous les trois on était d’accord là-dessus…
Depuis des semaines, enfermée à la maison, j’avais grand besoin d’un soutien psychologique et ça tombait bien, j’avais chez moi « des aides à domicile » qui avaient leur parti pris sur la question, et c’était là, le moment de faire un peu le « ménage », de savoir sur qui je pouvais vraiment compter…
# J’ai commencé par la machine à laver car il faut toujours laver son linge en famille…
# Mon tancarville, lui, ne préfère pas s’étendre sur le sujet…
# Mon lave-vaisselle, pas de bol, n’était pas dans son assiette pour en débattre…
# Le frigo avec qui je pensais briser la glace restait froid et distant…
# Je n’ai rien pu dire à la télé, elle parle non-stop…
# J’ai préféré ne rien confier au ventilateur, il éparpille tout aux quatre coins ….
# Mon autocuiseur, j’évite les sujets sensibles car il monte vite en pression…
# Mon blender, pas la peine, il mélange tout…
# Le couteau-électrique a coupé court à la conversation…
# La centrifugeuse avait déjà été mise au jus, par les oranges pressées …
# Ma cafetière elle, est sans filtre, et la théière trouve ses débordements forts de café…
# Ma friteuse me dit que tant qu’elle a la patate elle ne s’inquiète pas …
# Ma hotte, n’aspire qu’à une chose : qu’on arrête de lui pomper l’air avec ce fichu covid…
# J’ai voulu me confier à mon aspirateur, mais c’est lui qui avait besoin de vider son sac…
# Le fer, s’excusant au passage de me froisser, me dit que tout va passer et le virus, repasser….
# Ma machine à pain est d’avis qu’on est dans le pétrin…
# Ma cave à vin, ne trouve pas que c’est une bonne année « de mille vins »…
En fin de compte, je me suis sentie encore plus seule que jamais… et j’ai eu besoin d’aller prendre l’air dans mon périmètre d’aire autorisé….
Alors je me suis dirigée vers le jardin. La brouette m’a aussitôt mise en garde : « Attention, ne parle pas au « pote âgé », il est peut-être contagieux…
# J’allais mettre en garde la tondeuse, mais elle m’a coupé l’herbe sous le pied…
Je crois que je ne suis pas sortie de l’auberge …et du confinement…

PHILALY // DECEMBRE2020
J’ai lu récemment dans un magazine un article passionnant qui renfermait une étude comportementale très sérieuse faisant état de lourds retentissements psychologiques de ce long confinement.
Des résultats particulièrement alarmants portant sur des gens victimes de cette crise de la « quarantaine » montrent qu’il y a de quoi devenir fou à lier avec le COVID.
On serait en droit d’attendre un peu d’empathie sous son toit, mais Il faut avouer que c’est précisément là qu’on en pâtit, parce que ne s’y trouve pas toujours une oreille attentive et un regard bienveillant…
Je discutais justement de cela avec le micro-ondes et le grille-pain pendant que je prenais mon café ce matin et tous les trois on était d’accord là-dessus…
Depuis des semaines, enfermée à la maison, j’avais grand besoin d’un soutien psychologique et ça tombait bien, j’avais chez moi « des aides à domicile » qui avaient leur parti pris sur la question, et c’était là, le moment de faire un peu le « ménage », de savoir sur qui je pouvais vraiment compter…
# J’ai commencé par la machine à laver car il faut toujours laver son linge en famille…
# Mon tancarville, lui, ne préfère pas s’étendre sur le sujet…
# Mon lave-vaisselle, pas de bol, n’était pas dans son assiette pour en débattre…
# Le frigo avec qui je pensais briser la glace restait froid et distant…
# Je n’ai rien pu dire à la télé, elle parle non-stop…
# J’ai préféré ne rien confier au ventilateur, il éparpille tout aux quatre coins ….
# Mon autocuiseur, j’évite les sujets sensibles car il monte vite en pression…
# Mon blender, pas la peine, il mélange tout…
# Le couteau-électrique a coupé court à la conversation…
# La centrifugeuse avait déjà été mise au jus, par les oranges pressées …
# Ma cafetière elle, est sans filtre, et la théière trouve ses débordements forts de café…
# Ma friteuse me dit que tant qu’elle a la patate elle ne s’inquiète pas …
# Ma hotte, n’aspire qu’à une chose : qu’on arrête de lui pomper l’air avec ce fichu covid…
# J’ai voulu me confier à mon aspirateur, mais c’est lui qui avait besoin de vider son sac…
# Le fer, s’excusant au passage de me froisser, me dit que tout va passer et le virus, repasser….
# Ma machine à pain est d’avis qu’on est dans le pétrin…
# Ma cave à vin, ne trouve pas que c’est une bonne année « de mille vins »…
En fin de compte, je me suis sentie encore plus seule que jamais… et j’ai eu besoin d’aller prendre l’air dans mon périmètre d’aire autorisé….
Alors je me suis dirigée vers le jardin. La brouette m’a aussitôt mise en garde : « Attention, ne parle pas au « pote âgé », il est peut-être contagieux…
# J’allais mettre en garde la tondeuse, mais elle m’a coupé l’herbe sous le pied…
Je crois que je ne suis pas sortie de l’auberge …et du confinement…

PHILALY // DECEMBRE2020