Phaedra
Maître Poète
Je suis venu, comme les jours d’avants et
comme je le ferai pour ceux qui suivent,
m’asseoir au cœur du près, bercé par le son
gracieux de la rivière qui file vers l’horizon.
J’y attends, avec passion mon amant, le bel
Alcis. Il est sur les sommets lointains que
j’aperçois, surveiller le troupeau de bœufs
aux cornes courbes de son père.
Il revient, quand le soleil s’incline sur les
monts, modulant des accords doux à mes
oreilles. Et j’aimerai poser mes lèvres sur
sa syrinx et sentir sa chaleur se mêler au miel.
Hier en revenant, il déposa sur mes cheveux
une couronne de crocus qu’il avait tressé la
journée, et je lui donnai des fruits secs et de
l’eau fraîche.
Et je l’épluche, pétale après pétale... Pourvus
qu’il m’aime... Et qu’il n’aime que moi… Et
fermant les yeux, mon âme avec l’ultime pétale s’envole…
texte protégé
Logan
comme je le ferai pour ceux qui suivent,
m’asseoir au cœur du près, bercé par le son
gracieux de la rivière qui file vers l’horizon.
J’y attends, avec passion mon amant, le bel
Alcis. Il est sur les sommets lointains que
j’aperçois, surveiller le troupeau de bœufs
aux cornes courbes de son père.
Il revient, quand le soleil s’incline sur les
monts, modulant des accords doux à mes
oreilles. Et j’aimerai poser mes lèvres sur
sa syrinx et sentir sa chaleur se mêler au miel.
Hier en revenant, il déposa sur mes cheveux
une couronne de crocus qu’il avait tressé la
journée, et je lui donnai des fruits secs et de
l’eau fraîche.
Et je l’épluche, pétale après pétale... Pourvus
qu’il m’aime... Et qu’il n’aime que moi… Et
fermant les yeux, mon âme avec l’ultime pétale s’envole…
texte protégé
Logan
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