rivière
Maître Poète
La coupe du Soleil cueille la virginité de mes lèvres
Sous la ramée, près du chemin,
dorment la mousse et le cytise,
l’oraison des avoines parcourt les ciels d’aube,
les pinsons piaillent des cantiques de liesse.
Sous la ramée, près du chemin,
dorment la mousse et le cytise,
l’oraison des avoines parcourt les ciels d’aube,
les pinsons piaillent des cantiques de liesse.
La couronne des nuages se dénoue à l’horizon,
les sylves s’ouvrent aux chuchotis des mystères,
la coupe du Soleil cueille la virginité de mes lèvres,
les menuets des étoiles s’enfuient au loin vers l’occident,
les sylves s’ouvrent aux chuchotis des mystères,
la coupe du Soleil cueille la virginité de mes lèvres,
les menuets des étoiles s’enfuient au loin vers l’occident,
le vent s’apaise,
les lys et les clématites se figent parmi le dais du silence,
mes paumes soupèsent la torche d’été,
brûle-moi encore de ta douceur,
les lys et les clématites se figent parmi le dais du silence,
mes paumes soupèsent la torche d’été,
brûle-moi encore de ta douceur,
agonise-moi de ta sensualité,
ô ma Maîtresse, ma vie, ma Sirène,
toi qui es Grâce,
bénis-moi de ta tendresse.
ô ma Maîtresse, ma vie, ma Sirène,
toi qui es Grâce,
bénis-moi de ta tendresse.
Entends-tu la prière de mon amour, et
les vagues de mes émois qui me cambrent dès que tu dors,
ou que tu t’éloignes de moi pour ton travail,
hante la nudité de mes prières et de mes râles.
les vagues de mes émois qui me cambrent dès que tu dors,
ou que tu t’éloignes de moi pour ton travail,
hante la nudité de mes prières et de mes râles.
Je n’ai pour t’aimer
que mes élégies de Lumière, et
que des pétales de mots arrachés
à la digue des jours à te donner,
que mes élégies de Lumière, et
que des pétales de mots arrachés
à la digue des jours à te donner,
le flux et le reflux des heures enveloppe ton visage.
Sois mon avenir à jamais,
sculpte le triomphe de mes seins,
inonde mes poésies saphiques de tes brasiers de délicatesse,
Sois mon avenir à jamais,
sculpte le triomphe de mes seins,
inonde mes poésies saphiques de tes brasiers de délicatesse,
voyage en moi, je t’en implore,
dédie-moi, ma Madone, des murmures d’harmonie,
contemple-moi,
fais rayonner l’astre de ma Beauté,
dédie-moi, ma Madone, des murmures d’harmonie,
contemple-moi,
fais rayonner l’astre de ma Beauté,
emprisonne-moi dans la pureté de tes bras,
moi qui suis ta proie,
étreins-moi dans l’innocence du matin,
le Désir palpite, bois le génie de ma Chair !
moi qui suis ta proie,
étreins-moi dans l’innocence du matin,
le Désir palpite, bois le génie de ma Chair !
Sophie Rivière