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La Corrida 'Suerte de vara' 'concours'

lecoeurentretesmains

Maître Poète


En cercle d’ignominie, la foule rugit de graves et d’aiguës, la barrière retient leurs têtes qui se distinguent à peine et le féroce de leurs hourras, au centre chevaux blancs et mi-hommes coagulent sur le sable vaporeux, leurs entrailles en pagailles préviennent la mort, qui s’invite à ce bal funeste mais ne sachant avec qui danser, on pointe pour la guider, d’une impitoyable volonté un partenaire depuis longtemps condamné ; de leurs belles coiffes, toilettes d’or tissées et lances acérées, ils occupent le côté des survivants et conduisent les pas de la cavalière.

La bête ! Fière, se dresse face aux chorégraphes, cassant le rythme de son trépas, le mélange de sa sueur et de son sang ruisselle sur son corps, on jurerait qu’il l’attend, l’incompréhension dans ses yeux, on ne verra pas son trépas, la scène restera à jamais figée sur son sort, Goya l’épargne sur cette toile, il montrera dans d’autres décors, son goût pour la torture et l’exécution de malheureux taureaux.



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Bravo vous avez, loin d'un descriptif technique superfétatoire de ce que nous voyons décrit ce que l'oeil ne voit pas. La prose est à votre main, nous sommes éloigné d'une visite guidée de musée avec un argumentaire technique de catalogue comme bon nombre. En effet à quoi bon relaté ce que les yeux voient ( nous ne sommes pas demeurés ) quand l'oeuvre est à nous. Vraiment très jolie prose qui travaille sur l'imagination plutôt qu'à partir d'éléments visuels rendant l'écriture trop facile. Voyez-vous je l'aie pressenti en vous cette curiosité pour la poésie, vous ne resterez pas statique comme la plupart de nos contemporains qui glissent dans l'écriture facile sans évolution. Bravo.

Au penseur sur sa chaise, l'écrivain vous dirait, voyez cet homme installé sur son tabouret. Le poète vous conterait, que ce Dieu immortel sur sa chair de lin, essaime les astres. Que la rosée qui sur les joncs, coule douce, des yeux d'arcture, n'est que l'ocre de la toile. Que son assise fut le chevalet où l'immémorial roi de l'olympe posa majestueuse la toile. Artiste dans sa gloire fit l'univers impénétrable déposé derrière l'immensité de couleurs rayonnantes. Le barde écrit ce que ne peut deviner le regard que seul le coeur sait lire.
 
Dernière édition par un modérateur:
Tu as magistralement capté toute l'horreur de la mise à mort dans une belle et courte prose. Je hais les corridas, mais chacun les ressent à sa façon en libre arbitre ! bisous
 
Tu as magistralement capté toute l'horreur de la mise à mort dans une belle et courte prose. Je hais les corridas, mais chacun les ressent à sa façon en libre arbitre ! bisous

ben non je crois que personne ne devrait aimer les corridas!!

c'est barbare et d'un autre siécle!! ça devrait être carrément supprimé!! illico!!!

J'ai assisté à une vraie corrida il y a 30 ans à Tarragonne en Espagne....pour VOIR de mes yeux!!!

ceux qui apprécient ça doivent êtres complètement TARES!!!

pour l'auteur du post.....une prose bien parlante....bravo!!!!


amitiés

Agrégo
 
Ce tableau tu ne l'as pas choisi au hasard.....il t''a permis de donner un sentiment très personnel sur une scène dont tu as su extraire la violence gratuite.
Bravo. Bises
 
ben non je crois que personne ne devrait aimer les corridas!!

c'est barbare et d'un autre siécle!! ça devrait être carrément supprimé!! illico!!!

J'ai assisté à une vraie corrida il y a 30 ans à Tarragonne en Espagne....pour VOIR de mes yeux!!!

ceux qui apprécient ça doivent êtres complètement TARES!!!

pour l'auteur du post.....une prose bien parlante....bravo!!!!


amitiés

Agrégo



bis répétita!!!



amitiés


Agrégo
 
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