Judy
Maître Poète
La complainte des beaux mots
Les beaux mots torturés gémissent dans ma main,
Chanteront-ils le bonheur de vivre demain?
Comment les approcher sans les épouvanter?
Comment les apprivoiser sans les maltraiter?
Chanteront-ils le bonheur de vivre demain?
Comment les approcher sans les épouvanter?
Comment les apprivoiser sans les maltraiter?
Capturés au cruel filet de ma souffrance,r
Tels des papillons résistant avec vaillance,
Ils se blessent à mes doigts pourtant honorés
Se fardent de laideur sous mes yeux éplorés.
Tels des papillons résistant avec vaillance,
Ils se blessent à mes doigts pourtant honorés
Se fardent de laideur sous mes yeux éplorés.
Je voulais juste les poser sur le papier,
Les voir virevolter dans mon ciel gris acier,
Pour qu’enfin avec plaisir tu pénètres l’âme
D’un délicieux poème exempt de sève infâme.
Les voir virevolter dans mon ciel gris acier,
Pour qu’enfin avec plaisir tu pénètres l’âme
D’un délicieux poème exempt de sève infâme.
Mais les mots sont déchirés, à mon art épinglés,
Voudraient t’épargner leurs cris d’un rire étranglé,
Préserver ton cœur trop sensible à leur douleur;
T’émerveilleras-tu un jour à leur douceur?
Voudraient t’épargner leurs cris d’un rire étranglé,
Préserver ton cœur trop sensible à leur douleur;
T’émerveilleras-tu un jour à leur douceur?
Car ils rêvent d’un printemps pour t’offrir des fleurs,
Mettre un arc-en-ciel sur ta grisaille et tes pleurs,
Illuminer tes yeux assombris de tristesse
T’apporter la chaleur de leur divine ivresse.
Mettre un arc-en-ciel sur ta grisaille et tes pleurs,
Illuminer tes yeux assombris de tristesse
T’apporter la chaleur de leur divine ivresse.
Pardonne à ma maladresse qui les agresse,
À ma plume de malheur qui jamais ne caresse
Et les plonge dans l’encre de mes idées noires,
Condamnant en vain mes vers… à ton purgatoire!
À ma plume de malheur qui jamais ne caresse
Et les plonge dans l’encre de mes idées noires,
Condamnant en vain mes vers… à ton purgatoire!
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