LA COMPLAINTE DES AMANTS
Il me guette
Me rejette
Et me jette
Se saisissant sous ce sinistre silence
Il m’abaisse
Me délaisse
Et me laisse
Me lacère en ce désert de misère
Il m’évite
Me gravite
Me désinvite
Sur l’anse de mésalliance et d’absence
Il me tue
Me substitue
M’évacue
Aux turpitudes d’absurdes habitudes… (en l’air)
Ses effusions de « je t’aime »
Ses contusions d’amour fou
Ses câlins très mutins
Ses bisous « bonne haleine »
Ses aigres doux d’après coups
Ses « je reviendrai demain »
J’en ai soupé de ses indolences
J’en ai trop bu de ses rêves nébuleux
J’en ai marre de ses mensonges
J’en ai assez de ses phrases d’indépendance
J’en ai ma claque de son ton mystérieux
J’en ai raz le bol de ses songes à rallonge
Je le guette
Je le rejette
Et le jette
le saisissant sous ce sinistre silence
Je l’abaisse
Je le délaisse
Et le laisse
Le lacère en ce désert de misère
Je l’évite
Le gravite
Le désinvite
Sur l’anse de mésalliance et d’absence
Je le tue
Le substitue
L’évacue
Aux turpitudes d’absurdes habitudes…(en l’air)
La vie n’engendre guère d’amants heureux
L’amour véreux n’est que trop vigoureux
Rassurez-vous, cela n’est que fiction
Je joue de la poésie en comédie