Hors concours
La casa de la codorniz de FRANCISCO de GOYA ( 1775 )
Sur la toile, à droite, le décor s'anime sur un fond d'azur nuageux en tons pastel, un bouquet d'arbres élancé, dentelé et verdoyant s'impose. L'un d'entre eux au premier plan, répand son ombre fraîche sur des chasseurs en retrait, s'attardant...
Discutent-ils de la manière à piéger le gibier ? L'un des deux lève les yeux au ciel, en direction d'un bel oiseau déployant ses ailes en christ...
Le tronc fourchu presque noir de cet élégant arborescent résiste, une de ses branches arrachée s'accroche encore à la vie, agitant ses feuilles délicates semblables à celles de ses hauteurs, frémit à la caresse du vent matinal...L'oiseau y cherche refuge car il a repéré au sol ( à gauche ) la chasseresse au catogan roux, vêtue d'une veste et d'un pantalon bleus...qui épaule son fusil s'apprêtant à tirer sur lui...
Une femme brune en tenue aux couleurs automnales lui tient compagnie, observe l'oiseau...
Près d'elles un chien dos tourné, contemple la clairière de droite à gauche, les mouvements de ses congénères ( lévriers semble t-il...) en pleine chasse à courre, ils précèdent un homme levant les bras et brandissant un bâton...sûrement le rabatteur employé par ces deux nobles chasseurs bottés portant vestes flottantes et coiffés de chapeaux sombres à large bord.
Ces derniers juchés sur de superbes montures blanches, galopent aux trousses de la meute, occupent à présent la scène centrale...
Au fond de cette œuvre picturale exécutée tout en douceur, on peut apercevoir les tours carrées d'un château entouré de hauts murs de pierre dominant la vallée...ainsi qu'un petit village...
Le domaine et les terres du personnage qui vient en tout premier plan, qui se dirige vers les deux femmes situées à gauche ? On aime à l'imaginer...
Comme tous les acteurs de ce tableau, il porte la culotte d'un cavalier, serrée aux genoux, des guêtres brunes, laissant apparaître le bout de ses souliers noirs, une veste, mais la sienne est blanche et soyeuse ainsi que son pantalon couleur d'or...
Sur sa tête, une sorte de casquette à visière assortie à son habit, abritant un beau visage encadré d'une chevelure brune mi-longue tirée vers l'arrière...
Autour de sa taille, une grosse ceinture à peine visible, supportant un long couteau dans sa gaine de cuir, deux bourses claires froncées...or ou poudre ? En bandoulière, une gibecière tournée vers l'arrière.
Il marche à grands pas, fusil pointé vers le bas, précédé par un chien blanc et roux, haut sur pattes, oreilles pendantes, un genre d'épagneul analogue à celui de ses voisines...qui vient de flairer une piste aboutissant dans un fourré.
Toile exposée au musée du Prado à Madrid, en Espagne
* Je n'aime pas la chasse et ceux qui martyrisent leurs chiens, mais le tableau était beau...*
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