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LA BULLE DE SAVON

georgesadriun1

Nouveau poète
LA BULLE DE SAVON
Une jolie petite bulle de savon,
Sous ma douche, s’est posée sur mon épaule ; une implosion,
Ce fût comme un point d’interrogation ;
Cette bulle a explosé dans mon imagination ;
J’ai su pouvoir enfin répondre à ma grande question ;
Partager ta souffrance ; celle d’un fils perdu ; ça n’est pas drôle…

Depuis ce matin là, je suis en prison,
Comme cet enfant, le tien, ton petit garçon,
Seul dans un monde sans compromission,
Où même l’instinct de survie n’a jamais eu raison ;
Il erre dans ma tête ; souvent, il nous parle,
J’ai toujours cette impression que c’est de toi qu’il me parle…

Je n’ai pas réalisé tout de suite
Que cette bulle en explosant à fait naître
Un deuxième monde dans ma tête,
Je suis devenu ton prisonnier sans le paraître,
Comme ton gamin enfermé dans la chair de ton âme,
Tu à propulsé en moi son monde ; son aura sur mon âme…

Cette merveilleuse bulle, scintille lumineuse,
Comme le soleil, le jour, comme la lune, la nuit.
Avec grande attention, partout mon esprit la suit,
Jamais mes autres envies de vivre ne m’appuient,
Lorsque mes larmes de chagrin voilent, nébuleuses,
Chacun de mes faits et gestes, la tristesse lourde me pèse…

Tout mon être ressent la pénible mélancolie physique
Et mentale de l’être cher qui a été arracher, machiavélique,
Au cordon ombilical d’amour et d’affection tisser durant des mois,
Je sais ; d’avoir perdu ce bébé, a créé la peur de vivre en toi,
Sans toi, moi Je survole ce monde avec tellement d’émoi,
Mes membres, jusque dans mon ventre, tremblent d’effroi…

Certains jours, lorsque je pense à nous,
Ce petit ange, dans sa bulle, bouge ses petits doigts, noue
Nos mains, nous souri, nous juge de son joli regard,
Sur tes photos, je partage ses envies de croiser tes yeux noirs,
Pour toi, il est devenu ta chair spirituelle,
Pour moi, toi, tu n’es plus virtuelle, encore moins irréelle…

Comme ce petit ange qui vit en toi,
Nous t’attendons tous deux dans nôtre petite bulle,
Nous sommes lui et moi emprisonnés dans la même cellule,
Un seul maître peut nous libérer, une seule geôlière, une seule foi,
Peut nous permettre de survivre dans ce monde si froid ;
Tu nous à enfermé dans ton monde où nous vivons à trois…
A présent, nous sommes trois à vivre dans ton monde de solitude…Ton fils, toi et moi…

Georges Adrien PARADIS à Limoux le 19 décembre 2010 à 1h00
 
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