Nezhamove
Nouveau poète
Ô bougie, ta flamme chancelle,
Ta larme cristalline fond
Sur ta joue à longueur du temps...
Mon destin ton sort le rappelle.
Ô bougie serais-je semblable
Bougeoir où ton âme de nuit,
Ôtant au chagrin son ennui,
Se brûle sans m'être palpable
Que sais-je bien de mon chemin?
Rien! Sauf que je suis la naissance
De ce matin déjà absence...
Mon feu est ce jour incertain.
Mon corps court tel cheval de course.
Mais point de ligne d'arrivée
Ni distance, que sa corvée...
N'oublie que j'aime la grande Ourse
Toujours gai, l'univers m'envoûte.
Pour lui, la beauté s'accroupit
Rien n'est plus somptueux que lui...
Je m'y mire pour voir ma route.
Ô ma bougie tu te consumes...
As-tu connu le feu d'amour?
Sa larme est chaude pour toujours...
Son sort comme le tien s'assume.
Belle fut la nuit, où tu vis,
Intime, douce, chatoyante
J'aime ta nuit très éclairante...
Ô bougie, mon coeur tu ravis!