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La bavarde, non éteinte, nous élève.

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion luron1er
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luron1er

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La bavarde, non éteinte, nous élève.
D'après "Le buvard aux empreintes de nos lèvres !"

Dans cette cave bruyante en nombre,
S'infiltre un limpide jet de merveille,
L'étoile ainsi née est entière en vermeille,
Ses mots, ou reluisait la souffrance, nous encombrent


Un présent !

Soutenir ses ronds de tact,
Bouches dessous vos nez,
Le premier floué est un veuf en soupape,
qui cavale et recule d'un rythme profané.


Un présent !

Tu rayonnes et tu leur fais la nique,
Fardant les ruines de demain, sans bon âge,
Tu aspires au mieux des cieux idylliques,
Tous convoitent le haut, c'est sûr, la course de mon bel ouvrage.


Un présent !

Je suis celui qui tache tous tes regrets,
Le supplice de tes nuits, tes soirs de rage,
De ma romance en caresses débitées,
Et j'enrobe tes mots pour te déchaîner dans ton cottage.


Un présent !

Je dépossède tes pleurs, tes larmes, tes gémissements,
Ce que tu peux décrire quand la hargne te prend,
Je suis ce poisson qui frétille et qui est compassé,
Tous convoitent le haut, tes sons, sans se lasser.


Un présent !

Et faire le chaud, c'est sûr pour mon dernier balais,
Soutenir la bavarde, non éteinte, nous élève,
Qui dispose de ces bruits et convoite les regrets,
Forte dans cette présence dont je suis le plus fervent élève.


Notre présent !

 
Dernière édition:
L'original :

Le buvard aux empreintes de nos lèvres !

Dans le grenier silencieux, sombre
Filtre un timide rai de soleil
Sous toiles d'araignées et poussières tout sommeille
Ces objets qui luisaient sont des ombres

Un passé !

Souvenirs à fond de talc
Couches de nouveau nés
Le panier troué pour les œufs du pape
Ce cheval à bascule au verni fané

Un passé !

Je sillonne toutes ces reliques
Saupoudrant de bruine mes mains, mon visage
Je respire ce lieu à mes yeux historique
Seule ma boîte à chaussure est la source de mon jeune âge

Un passé !

Elle est celle qui cache tous mes secrets
La complice de mes jours mes nuits d'orage
Sous un cantique de promesses oubliées
Elle dérobe mes maux, je suis enchainée, son otage

Un passé !

Elle possède mes rires mes joies mes hurlements
Ce que je peux écrire quand souffle le vent
Elle est ce poison qui délivre mon passé
Une boîte à chaussure sans talon ni lacet.

Un passé !

Une paire de chaussure pour mon premier ballet.
Souvenir d'un buvard aux empreintes de nos lèvres
Qui repose dans le silence de cette boîte à secrets
Dort dans cette absence qui en est devenue l'orfèvre

Notre passé !

LILASYS
 
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