rivière
Maître Poète
L’évangile de ma Jouissance
Te souviens-tu, ma Suzeraine, ma Muse, ma Bien-Aimée,
de la pluie de mots doux que je t’ai énoncés
hier à la brune, alors que nous gisions, en robe de nudité,
entremêlés, face à l’océan des bocages ?
de la pluie de mots doux que je t’ai énoncés
hier à la brune, alors que nous gisions, en robe de nudité,
entremêlés, face à l’océan des bocages ?
Purifie-moi encore de ta splendeur,
énonce aux flambeaux de l’aurore
la tulle immaculée de ma magnificence,
et les psaumes de ma délicatesse,
énonce aux flambeaux de l’aurore
la tulle immaculée de ma magnificence,
et les psaumes de ma délicatesse,
la poussière de satin des chemins connaît
la scansion de nos bottines,
les nuages, les arbres, et les animaux nous révèrent
dès que nous paraissons, paumes entrelacées, en micro-tuniques,
la scansion de nos bottines,
les nuages, les arbres, et les animaux nous révèrent
dès que nous paraissons, paumes entrelacées, en micro-tuniques,
bercées par les missels du vent.
Laisse-moi te réciter, agenouillée, des odes érotiques,
sanctifiant l’or de mes seins, et
l’évangile de ma Jouissance,
Laisse-moi te réciter, agenouillée, des odes érotiques,
sanctifiant l’or de mes seins, et
l’évangile de ma Jouissance,
vois, les merles nous fêtent dans les clairières,
et les hameaux,
ô Toi qui es le Soleil de ma vie,
l’astre de mes rêves,
et les hameaux,
ô Toi qui es le Soleil de ma vie,
l’astre de mes rêves,
amarre-toi sans cesse,
à l’écume de mon lait de noces,
abrite-toi à l’étoile de ma Tendresse.
Les cygnes, sur le lac de l’horizon,
à l’écume de mon lait de noces,
abrite-toi à l’étoile de ma Tendresse.
Les cygnes, sur le lac de l’horizon,
scintillent sous la volupté de la ramée,
le clavecin du silence frisonne,
édicte-moi l’allégresse de tes langueurs,
et la dentelle des roseaux,
le clavecin du silence frisonne,
édicte-moi l’allégresse de tes langueurs,
et la dentelle des roseaux,
tandis que flâne le sabre des rayons.
Conduis-moi sur l’autel des primevères,
célèbre
l’apothéose de nos Amours si belles et si féminines,
Conduis-moi sur l’autel des primevères,
célèbre
l’apothéose de nos Amours si belles et si féminines,
puis levons-nous, revêtons nos bas, et nos vêtements,
et dans la hanche des vallons,
savourons le miel des saisons, et
glanons sans trêve, à l’infini, l’écho de notre pureté !
et dans la hanche des vallons,
savourons le miel des saisons, et
glanons sans trêve, à l’infini, l’écho de notre pureté !
Sophie Rivière