BERRAHAH
Nouveau poète
Dans mon pays, beau et chaud
À fendre âme et coteaux
On réclame de l'air frais et des nuages
Et on obtient du soleil et davantage.
Cet été marocain déjà dans les anales de l'histoire
C'est en mélancolie qu'il me revient toujours en mémoire
D'interminables journées, pour les bédouins, peu propices
Où Cérès la blonde et Hélios étaient complices.
L’horizon tremble au loin, poudroiement de soleil
Les âmes sont vives plongeant dans un continuel réveil
Les bouches sont lourdes avides de sources jaillissantes
Pour ces journées brûlantes et ces nuits ardentes
Hommes bleus jouant cache-cache au soleil
Proies aux sècheresses jamais vues pareilles
Vivent sans eau dans un univers impossible
Et la chaleur continue à les prendre pour cible.
S'efforcent d'atteindre des points d’eau
Ce trésor, ô combien beau !
Rêvent de la verdure chère à leurs yeux
Et un soleil mesquin sur leurs lieux.
Cruel est ce destin qui sans répit les guette
La raison s’encourt et s'en va en goguette
Strident et plus ardent que le feu d’un volcan
Le soleil tape sur les nerfs plus fort qu'un ouragan.