rivière
Maître Poète
L’écume infinie de mes iris
Dans
le gris de l’automne,
j’écrivais autrefois
des sonnets monotones,
j’errais sans but
parmi
les quatrains du vent
et la tristesse des bocages,
ma robe de lin s’accrochait
parfois aux épines des chemins,
mais
je n’en avais cure.
Un matin,
mon amante,
ton regard d’azur captura
l’écume infinie de mes iris,
tes bas de soie brillaient
sous
les
paupières des arbres,
tes beaux bras blancs
et tes hanches
m’enseignèrent
les fruits de la Passion.
Je te déclarai ma flamme,
tu acceptas,
je te conduisis en ma borde
car tu avais faim et soif,
puis tu t’endormis sur ma couche,
épuisée,
je m’allongeai contre toi, et
je gardai ta paume entre mes paumes.
A ton réveil,
tu me remercias,
tu effeuillas
les rimes de mes vêtements,
et, à même l’éloquence de notre Désir,
à même la clarté de la Jouissance,
je découvris
l’isthme de la Passion.
Depuis, lors
nous partageons chaque jour
les lys de nos amours si belles
et si féminines,
car
il n’y a rien de plus beau
au monde
que la Femme !
Sophie Rivière
Dans
le gris de l’automne,
j’écrivais autrefois
des sonnets monotones,
j’errais sans but
parmi
les quatrains du vent
et la tristesse des bocages,
ma robe de lin s’accrochait
parfois aux épines des chemins,
mais
je n’en avais cure.
Un matin,
mon amante,
ton regard d’azur captura
l’écume infinie de mes iris,
tes bas de soie brillaient
sous
les
paupières des arbres,
tes beaux bras blancs
et tes hanches
m’enseignèrent
les fruits de la Passion.
Je te déclarai ma flamme,
tu acceptas,
je te conduisis en ma borde
car tu avais faim et soif,
puis tu t’endormis sur ma couche,
épuisée,
je m’allongeai contre toi, et
je gardai ta paume entre mes paumes.
A ton réveil,
tu me remercias,
tu effeuillas
les rimes de mes vêtements,
et, à même l’éloquence de notre Désir,
à même la clarté de la Jouissance,
je découvris
l’isthme de la Passion.
Depuis, lors
nous partageons chaque jour
les lys de nos amours si belles
et si féminines,
car
il n’y a rien de plus beau
au monde
que la Femme !
Sophie Rivière