Là-bas sous la fougère...
Sous la fougère, un corps inerte vêtu de blanc
Repose sous les rais d'un soleil qui mousse d'or.
Nul sourire sur ce visage, juste un masque blanc
Auréolé de lumière caressant l'image de la mort...
L'astre d'or s'attarde autour de ce corps sans vie,
Cherchant à réchauffer cette fine silhouette gelée
En ce décor idyllique. Mais l'âme s'est endormie
En un sommeil éternel, doucement s'est égarée...
Dansent les nuages en fête, pour son grand départ
En un monde pur où tout n'est que festin des âmes,
Où le rêve est permis et chante les joies du hasard,
Viennent alors les cygnes couvrant ce triste drame...
Siffle le vent dans les grands châtaigniers en fleurs,
La fougère à leurs pieds se fait caresse voluptueuse
Rassurant cet être figé telle une montre sans heure.
Le soleil accompagne, emporte cette âme radieuse...
Les oiseaux pour elle, on tressé une verte couronne,
L'ont posée sur son front à la blancheur immaculée,
Dans ses mains, un bouquet de belles anémones...
On dirait qu'elle va prononcer ses vœux de mariée...
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