matheo
Poète libéré
Je suis dans une barre de glace
Prisonnier de cette laide place
Mon corps chaud se refroidit
Même l’espoir se sent maudit
Dans mon cœur d’un moine
Le rêve mon seul patrimoine
Cherche le plus faible sillon
Pour compléter mes maillons
Ô Folies qui me font sombrer
De plus en plus dans la marée
Du stresse et de l’appréhension
Ma peine n’a pas de dimension
Je me sacrifie sur ce pitre autel
Empruntant une sobre bretelle
Sans issue ni chemins de salut
Vénérant une illusion que j’ai élu
Mâchoire du temps sans pitié
Où sont donc l’amour et l’amitié
Est-ce moi qui est devenu aveugle
En voulant voler comme un aigle
Moi qui ne suis qu’un moineau
Je dois réformer mes panneaux
Accepter le petit nid de liberté
Qui a toujours gardé ma dignité