Soulman
Maître Poète

Ô mont, ô merveille
Mirador qui veille
Laisse-moi arpenter tes flancs
Monter sur ton toit blanc
Afin de voir comme jamais
Ma terre bien-aimée
L’Afrique des profondeurs
Oh Seigneur ! Quelle splendeur
Je suis envouté par la forêt
Ensorcelé par la savane arborée
Conquis par le Sahara et le Kalahari
J’aime ma patrie quand elle me sourit
Ne pleure plus Terre-mère
Pour ton passé amère
Sèche tes larmes
Ne vois-tu pas qu’elles désarment
Tes braves enfants
A la mémoire d’éléphant
Et au cœur de panthère
Ne les vois-tu pas sur terre
Toujours aussi audacieux
Défier encore mers et cieux
Dans la souffrance et dans la douleur
Afin de défendre tes couleurs
Ils ont à l’esprit Tombouctou
Et savent que tu es éternelle en tout
Et qu’advienne que pourra
Rien ne saurait éclipser ton aura