Eléâzar
Maître Poète
Karine, amie, es-tu si nue
Pour être ainsi aussi menue ?
Ta peau tapie sous le nombril
Est plus fine qu’un fil d’avril
Ne gonflent tes seins qu’une pointe
L’omoplate à ta gorge est jointe
Et tes bras sont des poignets longs
Qui vont comme orteils aux talons
Es-tu si nue, amie Karine
Au nez miné par la narine
A la joue fondant dans les dents ?
Es-tu menue sans excédent ?
Tu n’as qu’une petite bouche
Qui ne dit pas tout quand la bouche
Un baiser plus grand que tes yeux
Qui affolent des beaux messieurs.
Pour être ainsi aussi menue ?
Ta peau tapie sous le nombril
Est plus fine qu’un fil d’avril
Ne gonflent tes seins qu’une pointe
L’omoplate à ta gorge est jointe
Et tes bras sont des poignets longs
Qui vont comme orteils aux talons
Es-tu si nue, amie Karine
Au nez miné par la narine
A la joue fondant dans les dents ?
Es-tu menue sans excédent ?
Tu n’as qu’une petite bouche
Qui ne dit pas tout quand la bouche
Un baiser plus grand que tes yeux
Qui affolent des beaux messieurs.