prose16
Maître Poète
Merci pour votre médaille d'or...
Journée du 3 août 1914, ou le début de l’Impensable…
1914, journée du 3 août,
Je viens d’avoir 15 ans,
La tête remplie de peurs et de doutes…
La folie en démesure qui embrase les nations me glace le sang…
Mon père aimé a 35 ans,
Il part pour la grande guerre,
Embrasse femme et enfants,
Son baluchon en bandoulière…
Un temps, on eut des nouvelles,
Brutalement plus rien, on ne le revit pas…
Dans les champs, les bois partout des étincelles
De feu, d’incessants combats.
Aucune cause ne valide ces horreurs meurtrières,
Ces cadavres entassés dans une poudrière,
Ces survivants qui ne ressentent plus rien
Que l’odeur des charniers humains.
Le cœur et le corps en haillons,
Ils rejoindront peut-être un jour prochain
Leur maison, feignant d’oublier leur chagrin,
Pour qu’à un avenir moins sombre nous croyons.
1918, enfin l’Armistice est signée,
Je suis devenu pupille de la Nation,
Mais je ne parlais jamais de ma situation,
A mon père j’ai souvent rêvé…
Nos cœurs restent à l’unisson,
Nos pensées s’envolent pour espérer
Que pour toujours les nations,
Sauront être et resteront à jamais apaisées…
La plaie de l’absence en mon cœur
Ne s’est pas complètement refermée,
Je me plais à croire avec ferveur
Que le monde n’a pas oublié…
Journée du 3 août 1914, ou le début de l’Impensable…
1914, journée du 3 août,
Je viens d’avoir 15 ans,
La tête remplie de peurs et de doutes…
La folie en démesure qui embrase les nations me glace le sang…
Mon père aimé a 35 ans,
Il part pour la grande guerre,
Embrasse femme et enfants,
Son baluchon en bandoulière…
Un temps, on eut des nouvelles,
Brutalement plus rien, on ne le revit pas…
Dans les champs, les bois partout des étincelles
De feu, d’incessants combats.
Aucune cause ne valide ces horreurs meurtrières,
Ces cadavres entassés dans une poudrière,
Ces survivants qui ne ressentent plus rien
Que l’odeur des charniers humains.
Le cœur et le corps en haillons,
Ils rejoindront peut-être un jour prochain
Leur maison, feignant d’oublier leur chagrin,
Pour qu’à un avenir moins sombre nous croyons.
1918, enfin l’Armistice est signée,
Je suis devenu pupille de la Nation,
Mais je ne parlais jamais de ma situation,
A mon père j’ai souvent rêvé…
Nos cœurs restent à l’unisson,
Nos pensées s’envolent pour espérer
Que pour toujours les nations,
Sauront être et resteront à jamais apaisées…
La plaie de l’absence en mon cœur
Ne s’est pas complètement refermée,
Je me plais à croire avec ferveur
Que le monde n’a pas oublié…