Filiatus
Maître Poète
Vacher, dit le "tueur de bergères"
Et bien sûr de bergers aussi
D'après la plupart des experts
Fut le premier tueur en série
Il naît à Beaufort-en-Isère
Dans une région idéale
Où travaille un de ses compères
J'ai nommé le facteur Cheval
Son père est un agriculteur
Qui a entouré son Joseph
De quatorze frères et sœurs
Lors de soirées sans T.S.F.
Gamin, Joseph est hypocrite
Et même très souvent violent
Comme si le démon l'habite
Il cogne les autres enfants
À quatorze ans, quand meurt sa mère
Il fait déjà parler de lui
En torturant un pauvre hère
Oui mais il a un alibi
Après deux années chez les "Frères"
D'où il a été renvoyé
Pour son très mauvais caractère
Et sa grande immoralité
Joseph retourne chez son père
S'atteler aux travaux des champs
C'est là qu'il viole une bergère
Qui n'a pas encore treize ans
Après cette conduite ignoble
Il part habiter chez sa sœur
Qui fait le tapin à Grenoble
Où il y fait le joli cœur
Hélas un virus s'inocule
Dans son appareil génital
Et l'ablation d'un testicule
Le met toujours de mauvais poil
Vient le service militaire
Où, fraîchement nommé sergent
Il s'éprend d'une cantinière
Qui s'appelle Louise Barrand
En mil huit cent quatre vingt-treize
Pour retrouver sa dulcinée
Joseph quitte l'armée française
Bien décidé à l'épouser
Face au refus de la donzelle
Éprise d'un autre soldat
Il tire un coup de feu sur elle
Et un autre vers son œil droit
Considéré comme innocent
Car psychiquement atteint
À l'asile on l'envoie céans
Pour lui prodiguer quelques soins
Peu après, Joseph se débine
Mais il est très vite repris
Six mois plus tard la médecine
Le juge tout à fait guéri
Alors Joseph quitte l'asile
Avec sa balle dans le crâne
Il eût été trop difficile
En ce temps là qu'on le trépane
Bientôt il viole et assassine
Une ouvrière de vingt ans
À cent mètres de son usine
Sans qu'on le suspecte un instant
Sur son chemin de solitude
Vacher est livré à lui-même
Il prend la direction du Sud
Sans trop se poser de problème
Il chemine de ferme en ferme
Travaillant pour quelques billets
Puis quand l'argent arrive à terme
Il vole dans les poulaillers
Et quand il croise d'autres personnes
Berger, bergère ou vagabond
Il les dépouille et puis s'adonne
À d'horribles mutilations
Chaque fois c'est la même chose
La police y perd son latin
De pauvres gens sont mis en cause
Car le monstre est déjà très loin
En mil huit cent quatre-vingt-seize
Enfin Vacher est aux arrêts
Mais celui-ci est très à l'aise
Car le motif est bien désuet
En prison pour coups et blessures
Il est très vite relâché
Tandis qu'en autre préfecture
On s'active à le rechercher
Vacher en est à son trentième
Homicide et viols accomplis
Dont la moitié de post-mortem
Tous bizarrement impunis
À l'été quatre-vingt-dix-sept
Il est pris en flagrant délit
De tenter une galipette
Sur une bergère endormie
Encore une fois on l'arrête
On l'emprisonne pour trois mois
Et puis à la rue on le jette
Car Interpol n'existe pas
Sauf que le juge qui enquête
Une espèce de "profileur"
A sa petite idée en tête
Au sujet des multiples tueurs
Aussi pensant que ces carnages
Sont tous l'œuvre de son client
Il prétexte écrire un ouvrage
Sur les vagabonds et mendiants
Il interroge la crapule
Pour reconstituer son chemin
Que le vantard récapitule
Se faisant ainsi l'assassin
À l'hiver quatre-vingt-dix-sept
Toujours roublard et capricieux
Contre sa vie dans les gazettes
Joseph Vacher passe aux aveux
Un an après, c'est en victime
Qu'il est présent au tribunal
Ne confessant que onze crimes
Car sa tête lui fait trop mal
Un an après, c'est en victime
Qu'il est présent au tribunal
Ne confessant que onze crimes
Car sa tête lui fait trop mal
Un certain docteur Lacassagne
Expert auprès des tribunaux
Jure que ce mal ne se soigne
Qu'en la présence du bourreau
Le vingt-huit octobre, la Cour
Condamne le monstre Vacher
Pour son démoniaque parcours
À avoir la tête tranchée
Lors, le dernier jour de décembre
Vacher courbe la tête enfin
Mais moins fier que n'était Sicambre
Son chef saute dans le couffin
Et bien sûr de bergers aussi
D'après la plupart des experts
Fut le premier tueur en série
Il naît à Beaufort-en-Isère
Dans une région idéale
Où travaille un de ses compères
J'ai nommé le facteur Cheval
Son père est un agriculteur
Qui a entouré son Joseph
De quatorze frères et sœurs
Lors de soirées sans T.S.F.
Gamin, Joseph est hypocrite
Et même très souvent violent
Comme si le démon l'habite
Il cogne les autres enfants
À quatorze ans, quand meurt sa mère
Il fait déjà parler de lui
En torturant un pauvre hère
Oui mais il a un alibi
Après deux années chez les "Frères"
D'où il a été renvoyé
Pour son très mauvais caractère
Et sa grande immoralité
Joseph retourne chez son père
S'atteler aux travaux des champs
C'est là qu'il viole une bergère
Qui n'a pas encore treize ans
Après cette conduite ignoble
Il part habiter chez sa sœur
Qui fait le tapin à Grenoble
Où il y fait le joli cœur
Hélas un virus s'inocule
Dans son appareil génital
Et l'ablation d'un testicule
Le met toujours de mauvais poil
Vient le service militaire
Où, fraîchement nommé sergent
Il s'éprend d'une cantinière
Qui s'appelle Louise Barrand
En mil huit cent quatre vingt-treize
Pour retrouver sa dulcinée
Joseph quitte l'armée française
Bien décidé à l'épouser
Face au refus de la donzelle
Éprise d'un autre soldat
Il tire un coup de feu sur elle
Et un autre vers son œil droit
Considéré comme innocent
Car psychiquement atteint
À l'asile on l'envoie céans
Pour lui prodiguer quelques soins
Peu après, Joseph se débine
Mais il est très vite repris
Six mois plus tard la médecine
Le juge tout à fait guéri
Alors Joseph quitte l'asile
Avec sa balle dans le crâne
Il eût été trop difficile
En ce temps là qu'on le trépane
Bientôt il viole et assassine
Une ouvrière de vingt ans
À cent mètres de son usine
Sans qu'on le suspecte un instant
Sur son chemin de solitude
Vacher est livré à lui-même
Il prend la direction du Sud
Sans trop se poser de problème
Il chemine de ferme en ferme
Travaillant pour quelques billets
Puis quand l'argent arrive à terme
Il vole dans les poulaillers
Et quand il croise d'autres personnes
Berger, bergère ou vagabond
Il les dépouille et puis s'adonne
À d'horribles mutilations
Chaque fois c'est la même chose
La police y perd son latin
De pauvres gens sont mis en cause
Car le monstre est déjà très loin
En mil huit cent quatre-vingt-seize
Enfin Vacher est aux arrêts
Mais celui-ci est très à l'aise
Car le motif est bien désuet
En prison pour coups et blessures
Il est très vite relâché
Tandis qu'en autre préfecture
On s'active à le rechercher
Vacher en est à son trentième
Homicide et viols accomplis
Dont la moitié de post-mortem
Tous bizarrement impunis
À l'été quatre-vingt-dix-sept
Il est pris en flagrant délit
De tenter une galipette
Sur une bergère endormie
Encore une fois on l'arrête
On l'emprisonne pour trois mois
Et puis à la rue on le jette
Car Interpol n'existe pas
Sauf que le juge qui enquête
Une espèce de "profileur"
A sa petite idée en tête
Au sujet des multiples tueurs
Aussi pensant que ces carnages
Sont tous l'œuvre de son client
Il prétexte écrire un ouvrage
Sur les vagabonds et mendiants
Il interroge la crapule
Pour reconstituer son chemin
Que le vantard récapitule
Se faisant ainsi l'assassin
À l'hiver quatre-vingt-dix-sept
Toujours roublard et capricieux
Contre sa vie dans les gazettes
Joseph Vacher passe aux aveux
Un an après, c'est en victime
Qu'il est présent au tribunal
Ne confessant que onze crimes
Car sa tête lui fait trop mal
Un an après, c'est en victime
Qu'il est présent au tribunal
Ne confessant que onze crimes
Car sa tête lui fait trop mal
Un certain docteur Lacassagne
Expert auprès des tribunaux
Jure que ce mal ne se soigne
Qu'en la présence du bourreau
Le vingt-huit octobre, la Cour
Condamne le monstre Vacher
Pour son démoniaque parcours
À avoir la tête tranchée
Lors, le dernier jour de décembre
Vacher courbe la tête enfin
Mais moins fier que n'était Sicambre
Son chef saute dans le couffin