rivière
Maître Poète
J’irai glaner le baptême de ta Féminité
Des feuilles volettent dans la prée
sous
les sceaux de l’automne,
des corbeaux au loin
délaissent
le ciel monotone,
une cloche égrène
au creux des vallons
l’oraison d’une tristesse,
les bocages somnolent
sous
l’acmé des frimas,
mais
je n’ai cure
de ces vétilles, mes amies,
car seules m’importent
les roses de tes baisers,
ô mon Impératrice de douceur,
quand apparaît
sur
l’ode de l’aube,
l’étendard de ta vulve
dans
le cœur des nuées,
et que balbutie
la douceur d’un aulne
au bord d’un ruisselet.
Je guette la rose de ton corps
sur
le solfège de nos jours,
l’absinthe de ton rire
dans la fulgurance
de nos désirs.
J’irai glaner ce soir
en la coupe de mes mains,
la tendresse de tes prunelles,
et je déposerai
dessus
les collines de nos seins,
le
miel de nos amours si tendres
et le baptême de ta Féminité.
Sophie Rivière
Des feuilles volettent dans la prée
sous
les sceaux de l’automne,
des corbeaux au loin
délaissent
le ciel monotone,
une cloche égrène
au creux des vallons
l’oraison d’une tristesse,
les bocages somnolent
sous
l’acmé des frimas,
mais
je n’ai cure
de ces vétilles, mes amies,
car seules m’importent
les roses de tes baisers,
ô mon Impératrice de douceur,
quand apparaît
sur
l’ode de l’aube,
l’étendard de ta vulve
dans
le cœur des nuées,
et que balbutie
la douceur d’un aulne
au bord d’un ruisselet.
Je guette la rose de ton corps
sur
le solfège de nos jours,
l’absinthe de ton rire
dans la fulgurance
de nos désirs.
J’irai glaner ce soir
en la coupe de mes mains,
la tendresse de tes prunelles,
et je déposerai
dessus
les collines de nos seins,
le
miel de nos amours si tendres
et le baptême de ta Féminité.
Sophie Rivière