rivière
Maître Poète
J’irai en l’archipel de ta Lumière
La lune et les étoiles agonisent.
Les lueurs de l’aube apparaissent,
j’écoute battre le sang des bocages et des forêts,
je dialogue à tout instant avec mes amis les oiseaux,
Les lueurs de l’aube apparaissent,
j’écoute battre le sang des bocages et des forêts,
je dialogue à tout instant avec mes amis les oiseaux,
je leur demande de tes nouvelles, dès que tu t’absentes,
car je ne peux pas vivre
sans les battements de ton coeur,
sans le don de ta Présence.
car je ne peux pas vivre
sans les battements de ton coeur,
sans le don de ta Présence.
Ô ma Muse, ma Souveraine,
j’ai si besoin de l’empire de ta Chair,
et des strophes de ta Douceur,
Toi qui m’illumines, Toi qui m’embrases,
j’ai si besoin de l’empire de ta Chair,
et des strophes de ta Douceur,
Toi qui m’illumines, Toi qui m’embrases,
et que je loue dans mes poésies saphiques.
Si tu me quittes un jour, ou que tu me dédaignes,
je parcourrai l’Univers, et j’irai en l’archipel de ta Lumière,
tu vis, tu danses en moi,
Si tu me quittes un jour, ou que tu me dédaignes,
je parcourrai l’Univers, et j’irai en l’archipel de ta Lumière,
tu vis, tu danses en moi,
avec Toi, la tapisserie des nuages disparaît,
l’écume du Loir me fête. Depuis que je suis devenue
ton amante un matin de printemps,
les joncs s’agenouillent à mon apparition,
l’écume du Loir me fête. Depuis que je suis devenue
ton amante un matin de printemps,
les joncs s’agenouillent à mon apparition,
le vent me déifie, et évite de soulever
la pluie de ma longue chevelure d’ébène,
purifie-moi de ta délicatesse,
et du parfum de ton sourire.
la pluie de ma longue chevelure d’ébène,
purifie-moi de ta délicatesse,
et du parfum de ton sourire.
Après ton départ pour ton travail,
je chemine,
le Soleil de l’amour chevillé en mon âme,
la terre me réclame la scansion de tes escarpins,
je chemine,
le Soleil de l’amour chevillé en mon âme,
la terre me réclame la scansion de tes escarpins,
les fontaines te pleurent, reviens,
laisse-moi me blottir en l’anse de tes seins,
laisse-moi prendre ta paume, et te dire des odes de Tendresse,
moi qui ne vis que pour Toi, et que par Toi.
laisse-moi me blottir en l’anse de tes seins,
laisse-moi prendre ta paume, et te dire des odes de Tendresse,
moi qui ne vis que pour Toi, et que par Toi.
A la brune, reste à jamais auprès de moi,
en notre maison, et face à l’occident,
encercle-moi de tes bras menus,
je serai alors, ma divine, ta vassale pour l’éternité !
en notre maison, et face à l’occident,
encercle-moi de tes bras menus,
je serai alors, ma divine, ta vassale pour l’éternité !
Sophie Rivière