rivière
Maître Poète
J’implore le printemps de ton sourire
Je marche le long de l’Anille,
éclairée
par la royauté de ta Passion,
éclairée
par la royauté de ta Passion,
ô ma Douce,
toi qui graves l’astre de Beauté
dessus mon visage,
toi qui graves l’astre de Beauté
dessus mon visage,
l’aurore se lève à l’horizon,
non loin de moi,
luit la suprême splendeur d’une rose.
non loin de moi,
luit la suprême splendeur d’une rose.
J’implore à chaque instant
le maître-autel de ta lumière,
et le printemps de ton sourire,
le maître-autel de ta lumière,
et le printemps de ton sourire,
les oiseaux et les arbres du Maine
connaissent le continent de notre chair,
et l’harmonie de nos psaumes de tendresse
connaissent le continent de notre chair,
et l’harmonie de nos psaumes de tendresse
que nous distillons à tout instant
quand nous nous promenons, paume contre paume,
face aux deltas des heures.
quand nous nous promenons, paume contre paume,
face aux deltas des heures.
Pendant que tu te reposes,
ivre de nos blanches noces.
je te cueille des brassés de lys et de violettes,
ivre de nos blanches noces.
je te cueille des brassés de lys et de violettes,
ces fleurs que tu aimes tant,
je me dépêche de rentrer maintenant,
car à mon retour, tu seras éveillée, nue comme le vent,
je me dépêche de rentrer maintenant,
car à mon retour, tu seras éveillée, nue comme le vent,
tes seins plantureux, haut plantés,
bougeront à chacun de tes mouvements,
je m’agenouillerai, je te tendrai mon présent,
bougeront à chacun de tes mouvements,
je m’agenouillerai, je te tendrai mon présent,
ô mon amante,
je te rejoindrai, adossée
contre la cathédrale de ta clarté,
je te rejoindrai, adossée
contre la cathédrale de ta clarté,
et à nouveau nous nous étreindrons,
jusqu’à ce que triomphe
l’hymne de nos amours si belles !
jusqu’à ce que triomphe
l’hymne de nos amours si belles !
Sophie Rivière
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