Abyssia
Nouveau poète
Jeunesse innocente, quoi de plus faux.
Doit-on être cruel, pour apprendre la vie ?
Temps passé, où j'étais encore minot;
Insensible, mauvais, et tout ce qu'il s'en suit.
Mais sachez pour autant, aimable lecteur,
Que la puérilité ne se réserve pas aux mineurs.
Nous la retrouverons en effet, à chaque fin de récit.
J'entends par là, la mort; mère de tous nos soucis.
Peuple infantile, peuple ingrat;
Contente toi donc d'injurier le ciel
d'avoir repris, ce qui n'est à toi.
Jeunesse fanée, privée de ses idéaux.
Te faut-il tant de dureté pour t'épanouir ?
Moments flétris, où seuls comptaient les mots ;
Insensés, pervertis, simples porteurs de soupirs.
Voyez votre fin évidente qui se languit,
Alléchée qu'elle est par vos erreurs passées,
Présentes et futures, elle attendra sans répit
De saisir votre main perdue, faible et éreintée.
Homme errant, homme sans loi,
Subis ici sans crier cette incessante grêle
Née de ton cœur raide et froid.
Nos yeux sont un désert, où il ne pleut assez souvent.
Pleure donc à chaudes larmes sur ce corps disparu,
Mets-y beaucoup de cœur, ou bien d'hypocrisie;
Car ta tristesse vient de ton égoïsme accru.
Crie tel un enfant dans un magasin qui gémit
pour qu'on lui achète le jouet qu'il désire.
Humain, espèce infantile qui attend de subir.
Danse macabre au bras de l’Éternelle,
Ils partent les uns après les autres
Dans de douces cérémonies officielles.
Où vont-ils ? Les douces larmes d'apôtres
Qui coulent sur nos joues sèches
Nous aveuglent et nous empêchent
D'entrevoir ce monde lointain et désirable
Qu'envient nos âmes bêtes et détestables.
Ecrit par Megafou et Abyssia
Doit-on être cruel, pour apprendre la vie ?
Temps passé, où j'étais encore minot;
Insensible, mauvais, et tout ce qu'il s'en suit.
Mais sachez pour autant, aimable lecteur,
Que la puérilité ne se réserve pas aux mineurs.
Nous la retrouverons en effet, à chaque fin de récit.
J'entends par là, la mort; mère de tous nos soucis.
Peuple infantile, peuple ingrat;
Contente toi donc d'injurier le ciel
d'avoir repris, ce qui n'est à toi.
Jeunesse fanée, privée de ses idéaux.
Te faut-il tant de dureté pour t'épanouir ?
Moments flétris, où seuls comptaient les mots ;
Insensés, pervertis, simples porteurs de soupirs.
Voyez votre fin évidente qui se languit,
Alléchée qu'elle est par vos erreurs passées,
Présentes et futures, elle attendra sans répit
De saisir votre main perdue, faible et éreintée.
Homme errant, homme sans loi,
Subis ici sans crier cette incessante grêle
Née de ton cœur raide et froid.
Nos yeux sont un désert, où il ne pleut assez souvent.
Pleure donc à chaudes larmes sur ce corps disparu,
Mets-y beaucoup de cœur, ou bien d'hypocrisie;
Car ta tristesse vient de ton égoïsme accru.
Crie tel un enfant dans un magasin qui gémit
pour qu'on lui achète le jouet qu'il désire.
Humain, espèce infantile qui attend de subir.
Danse macabre au bras de l’Éternelle,
Ils partent les uns après les autres
Dans de douces cérémonies officielles.
Où vont-ils ? Les douces larmes d'apôtres
Qui coulent sur nos joues sèches
Nous aveuglent et nous empêchent
D'entrevoir ce monde lointain et désirable
Qu'envient nos âmes bêtes et détestables.
Ecrit par Megafou et Abyssia