rivière
Maître Poète
J’effeuillai les orgues de ta tendresse
Je t’aperçus la première fois
un jour de juin,
tandis que je marchais, fiévreuse,
entre les vaisseaux des sentes,
tu foulais devant moi,
plus vive que le souffle,
l’herbe ténue du Maine
que saluaient les strophes de ta bonté.
L’or des cytises brillait sous la nue,
les cantilènes d’amour des oiseaux
s’élevaient dessus la sylve, les roseaux tremblotaient
aux anneaux du vent.
Eblouie par grâce,
je te déclarai ma flamme,
ta voix de colombe acquiesça
à ma demande,
je t’emmenai dessus les brassées des ramées,
et couchées sur la douceur des mousses,
je louai les orgues de ta tendresse,
et je bénis la frénésie de nos étreintes.
Désormais, je ne suis plus, ma Douce,
que la scribe de ta joliesse,
que l’humble servante de notre gynécée,
que la fleur de ta Sainteté !
Sophie Rivière
Je t’aperçus la première fois
un jour de juin,
tandis que je marchais, fiévreuse,
entre les vaisseaux des sentes,
tu foulais devant moi,
plus vive que le souffle,
l’herbe ténue du Maine
que saluaient les strophes de ta bonté.
L’or des cytises brillait sous la nue,
les cantilènes d’amour des oiseaux
s’élevaient dessus la sylve, les roseaux tremblotaient
aux anneaux du vent.
Eblouie par grâce,
je te déclarai ma flamme,
ta voix de colombe acquiesça
à ma demande,
je t’emmenai dessus les brassées des ramées,
et couchées sur la douceur des mousses,
je louai les orgues de ta tendresse,
et je bénis la frénésie de nos étreintes.
Désormais, je ne suis plus, ma Douce,
que la scribe de ta joliesse,
que l’humble servante de notre gynécée,
que la fleur de ta Sainteté !
Sophie Rivière