rivière
Maître Poète
Je veux voir luire en tes yeux
Les lucioles dansent parmi les bocages
sous le dais des étoiles,
nos robes, nos bas de soie, nos escarpins
sous le dais des étoiles,
nos robes, nos bas de soie, nos escarpins
et nos sacs à main, luisent au gré des chemins,
nous nous promenons, paume contre paume,
et tu m’édictes des poésies saphiques dans l’ombre des roses,
nous nous promenons, paume contre paume,
et tu m’édictes des poésies saphiques dans l’ombre des roses,
les buissons des chemins reconnaissent ton pas,
ô mon amante,
toi qui sais le sourire des corolles
ô mon amante,
toi qui sais le sourire des corolles
contre la cathédrale des joncs,
tu arrêtes parfois tes pas,
et, farouche, tu m’attires à toi
tu arrêtes parfois tes pas,
et, farouche, tu m’attires à toi
pour déposer sur mes lèvres l’aile d’un baiser.
Des éclairs de chaleur déchirent soudain les cieux,
rentrons, fuyons les paupières de feu,
Des éclairs de chaleur déchirent soudain les cieux,
rentrons, fuyons les paupières de feu,
et gagnons la chambre de notre borde,
viens, ne tardons pas, le vent fraîchit déjà,
tandis que sanglote la langueur des fleurs.
viens, ne tardons pas, le vent fraîchit déjà,
tandis que sanglote la langueur des fleurs.
Quand nous arriverons en notre chambre,
j’ôterai, fiévreuse, les rimes de tes vêtements,
je veux voir luire en tes yeux les lueurs de la concupiscence,
j’ôterai, fiévreuse, les rimes de tes vêtements,
je veux voir luire en tes yeux les lueurs de la concupiscence,
je t’allongerai sur le dos, je te rejoindrai,
nue comme l’eau d’une fontaine,
et à califourchon dessus l’hymne de tes seins plantureux,
je te posséderai sans piper mot,
car je te veux, tu gémiras, tu crieras de liesse
dès que ma lippe et ma dextre feront chanter
car je te veux, tu gémiras, tu crieras de liesse
dès que ma lippe et ma dextre feront chanter
l’émoi de ton corps si beau,
puis je te conduirai jusqu’aux rives de la Jouissance,
jusqu’aux poternes de l’aurore,
puis je te conduirai jusqu’aux rives de la Jouissance,
jusqu’aux poternes de l’aurore,
avant de recommencer sans cesse,
car rien n’est plus beau au monde que les orgues de notre sensualité
si pure et si féminine !
car rien n’est plus beau au monde que les orgues de notre sensualité
si pure et si féminine !
Sophie Rivière
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