• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Je vais bien. Mon Illusion.

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion totora
  • Date de début Date de début

totora

Nouveau poète
« Je vais bien. Je vais bien. Je vais bien et mes os n’ont
pas froid ce soir, mes neurones ne grésillent pas pour un constat glauque du
monde… Mes veines ne battent pas dans un rythme rapide et irrégulier, je n’ai
pas mal au cœur, enfin pas plus que ça. J’ai la tête stérilisée de toutes mauvaises
pensées et le sourire bien vissé sur les lèvres… Et pourtant j’ai ce vide, là,
dans l’estomac, il me pèse. J’ai ce vide, tout parfait de sa profondeur !
J’ai ce vide, là… Et ça me gâche totalement le tableau. Il me manque ton
sourire ! Juste ton sourire… Rien de plus. Je me demande bien à quoi sert
la bonne humeur si elle n’est partagée ? À quoi bon sourire et être
heureux, bien, zen, si ce n’est pour voir ton visage illuminer mon ciel ?
Je vais bien, enfin je crois que je vais bien. Mes mots se donnent des airs
fluides et continuent de me faire vibrer tout entier ! Je vais bien et ma
tête n’est pas sur le point d’exploser… Tu vois, les soirées ne se ressemblent
pas ! On peut se reprendre en main, et sentir ses pieds fouler les cieux
quelques instants… On peut être heureux, presque heureux…





Laisses moi griller mon oxygène en respirations saccadés
pour se laisser le choix de se soustraire à la réalité encore quelques fois,
encore… puisque je n’oserais jamais faire valser les comètes pour tes yeux, je
n’oserais jamais venir, m’approcher trop de toi, laisser murmurer mes mots
timides pour regarder se faire ton chemin, droit devant. Que tu me manques quand
tes mots ne vont plus jusqu'à ma galaxie, que tu me manques quand toutes les
antennes satellites se liguent entre elles pour ruiner nos ondes sensorielles. Où
es-tu, toi et ton pauvre sourire, où es-tu toi, et puis, tes soupirs presque
trop violents, trop durs… Dis moi, oui dis moi où tu t’es barrée princesse.





Dis, tu le regardes le ciel ce soir ? Les éclairs ont
chassés les illusions. Ils cachent trop visage, ton prénom que j’avais dessiné
dans ma tête, ce soir… Je m’imaginais aller dormir, avec pour rêver, le rose,
trop rose de nos mains serrées entres elles, dans une étreinte chaude et
délicieuse… J’ai beau fermer les paupières, laisser se faire les dessins colorés
cadavres de photons dans la rétine. Mais je ne sais que trop que tu n’y seras
pas. Jamais. Que tu ne seras jamais là. Que ce n’est rien que des illusions.
Rien d’autre.





Je vais bien. Je vais bien, je suis calme, je vais bien. Je vais
bien, je vais bien, je suis apaisé. Je vais bien, je vais bien, mais j’ai
encore ce vide là… Tout est presque parfait, tout est presque beau. Il ne me
manquait plus que toi. Mon illusion. »
 
Retour
Haut