rivière
Maître Poète
Je transcris l’apothéose de splendeur
Lorsqu’à l’hiver de ma vie,
je sentirai poindre
l’heure de ma mort,
je rejoindrai les forêts du Maine
où
se mêle la guirlande des ciels,
où
s’étire
la draperie des étoiles
parmi la moiteur des blés,
où frisonne
la cathédrale des joncs
non loin des criques du Loir
et de l’Anille,
mais surtout je convoquerai
mes amis les oiseaux
pour qu’ils déroulent
un tapis de roses
à mon Epousée
dont je transcris jour et nuit
l’apothéose de splendeur,
la mer d’infinie douceur traversera alors
les camées des saisons,
et m’accompagnera jusqu’à la Terre-mère,
jusqu’au dortoir des âmes
qui accueille le vin des ferveurs,
puis tu me rejoindras
un jour pareil à celui-ci,
et nous communierons
l’enfance de notre amour
pour
des siècles et des siècles.
Sophie 839
Lorsqu’à l’hiver de ma vie,
je sentirai poindre
l’heure de ma mort,
je rejoindrai les forêts du Maine
où
se mêle la guirlande des ciels,
où
s’étire
la draperie des étoiles
parmi la moiteur des blés,
où frisonne
la cathédrale des joncs
non loin des criques du Loir
et de l’Anille,
mais surtout je convoquerai
mes amis les oiseaux
pour qu’ils déroulent
un tapis de roses
à mon Epousée
dont je transcris jour et nuit
l’apothéose de splendeur,
la mer d’infinie douceur traversera alors
les camées des saisons,
et m’accompagnera jusqu’à la Terre-mère,
jusqu’au dortoir des âmes
qui accueille le vin des ferveurs,
puis tu me rejoindras
un jour pareil à celui-ci,
et nous communierons
l’enfance de notre amour
pour
des siècles et des siècles.
Sophie 839