rivière
Maître Poète
Je te veille, ma Douce
Le jour se lève
sur l’ivoire de la neige,
parmi la mer des bocages
gémissent les flambeaux du vent,
tandis que je te veille ma Douce,
ma Vénérée,
toi qui as ouvert mon coeur
à l’étoile de l’amour.
Tu dors encore bercée
par le souvenir de mes râles,
cette nuit, en notre borde,
je t’ai murmuré d’innombrables luxures
que tu as répétées, exquise
aux forêts, aux champs, aux bois,
et
aux hameaux du Maine,
même les cités de fer se sont inclinées
devant le flux et le reflux de mes doigts,
les algues de ta chevelure brune
reposent maintenant sur mes seins,
j’ai cueilli des heures durant
les fleurs de ta rivière d’amour,
puis,
je t’ai aiguisé à genoux
la chanson de nos amours
si belles et si féminines de ta sève
que
je chanterai chaque jour,
car
tu es
pour l’éternité
mon Égérie et ma Muse !
Sophie Rivière
Le jour se lève
sur l’ivoire de la neige,
parmi la mer des bocages
gémissent les flambeaux du vent,
tandis que je te veille ma Douce,
ma Vénérée,
toi qui as ouvert mon coeur
à l’étoile de l’amour.
Tu dors encore bercée
par le souvenir de mes râles,
cette nuit, en notre borde,
je t’ai murmuré d’innombrables luxures
que tu as répétées, exquise
aux forêts, aux champs, aux bois,
et
aux hameaux du Maine,
même les cités de fer se sont inclinées
devant le flux et le reflux de mes doigts,
les algues de ta chevelure brune
reposent maintenant sur mes seins,
j’ai cueilli des heures durant
les fleurs de ta rivière d’amour,
puis,
je t’ai aiguisé à genoux
la chanson de nos amours
si belles et si féminines de ta sève
que
je chanterai chaque jour,
car
tu es
pour l’éternité
mon Égérie et ma Muse !
Sophie Rivière