rivière
Maître Poète
Je te rejoignis, ardente, mon Île de Douceur
Lorsque je te remarquai pour
la première fois, ma Fée de clarté,
tu nageais insouciante,
parmi les ressacs du Loir
qui venaient mourir
contre les châteaux de joncs,
sur la robe des grèves,
non loin de toi.
La lune éclairait
les fleurs de ton corps nu et sublime,
tandis que
ta silhouette de grâce
se découpait
au-dessus de
la proue des arbres,
ceinte de fougères et d’herbes.
A mon approche,
tu poussas un cri de biche apeurée,
tu croisas
tes bras de verre
pour cacher
ta poitrine altière
et
ton blason de jais si enchanteur,
puis tu te réfugias
derrière un buisson de frênes,
où je te rejoignis, ardente,
mon Ile de Douceur.
J’étalai
avec la coupe de mes mains
un
bouquet de roses
sur
ta chevelure,
tes lèvres,
et les ailes de tes bras,
puis, je te déclarai
à genoux mon amour,
tu me fis languir longuement,
tu abdiquas enfin
devant
l’appel de mon offrande,
et
le Désir nous submergea.
Tu me pris à même
les rives de la prée
dans
une sente près d’une souche,
Nous devînmes passionnées et farouches,
tu me rendis
gémissement
pour gémissement,
je cueillis en retour
des heures durant
le miel de tes seins,
l’archipel de tes chairs,
le dôme de tes cambrures,
et
la comptine de tes soupirs
sur la clef de l’aube.
Depuis lors,
je te célèbre chaque jour,
mon amante,
aux frontons de l’Azur et des passions,
car Femme,
tu es ma Terre promise,
et
le chant de la Splendeur.
Sophie 839
Lorsque je te remarquai pour
la première fois, ma Fée de clarté,
tu nageais insouciante,
parmi les ressacs du Loir
qui venaient mourir
contre les châteaux de joncs,
sur la robe des grèves,
non loin de toi.
La lune éclairait
les fleurs de ton corps nu et sublime,
tandis que
ta silhouette de grâce
se découpait
au-dessus de
la proue des arbres,
ceinte de fougères et d’herbes.
A mon approche,
tu poussas un cri de biche apeurée,
tu croisas
tes bras de verre
pour cacher
ta poitrine altière
et
ton blason de jais si enchanteur,
puis tu te réfugias
derrière un buisson de frênes,
où je te rejoignis, ardente,
mon Ile de Douceur.
J’étalai
avec la coupe de mes mains
un
bouquet de roses
sur
ta chevelure,
tes lèvres,
et les ailes de tes bras,
puis, je te déclarai
à genoux mon amour,
tu me fis languir longuement,
tu abdiquas enfin
devant
l’appel de mon offrande,
et
le Désir nous submergea.
Tu me pris à même
les rives de la prée
dans
une sente près d’une souche,
Nous devînmes passionnées et farouches,
tu me rendis
gémissement
pour gémissement,
je cueillis en retour
des heures durant
le miel de tes seins,
l’archipel de tes chairs,
le dôme de tes cambrures,
et
la comptine de tes soupirs
sur la clef de l’aube.
Depuis lors,
je te célèbre chaque jour,
mon amante,
aux frontons de l’Azur et des passions,
car Femme,
tu es ma Terre promise,
et
le chant de la Splendeur.
Sophie 839
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