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Je te léguai, frémissante, la villanelle d'un rêve

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rivière

Maître Poète
Je te léguai, frémissante, la villanelle d’un rêve

Un jour,
lors de mes vagabondages
en Sarthe,
là où coulent le Loir et l’Ire,


dans
la prée de Montabon,
j’entraperçus
l’éclat de ta chair


que rehaussait
la grâce suprême de ta robe,
et les roses de ta Féminité,
ma Douce.


Ton ombre adossée
aux flots d’extase
de ta chevelure de satin
voguait souveraine


parmi
le graal des troènes,
les moineaux griffaient
les parcelles d’or de l’Azur,


tes mains blanches tenaient
le cierge d’une fleur
qui
se redressa sur l’horizon


quand
tu psalmodias
les poèmes du
printemps et des bocages du Maine.


Je m’approchai de toi,
et te léguai, frémissante,
à genoux,
la villanelle d’un rêve,


les guirlandes du songe,
les frémissements du vent,
la fragilité d’un faon
au gré des halliers,


le
voile d’un roseau
sur
le verset des cimes,


tu écoutas longuement
ma supplique d’amour,
et mon cœur bondit de joie
à l’annonce de ton accord.


Depuis
ce jour béni par Sapho,
et
les diamants de ta bonté,


nous revenons chaque année
en cet endroit
saluer
l’extase sublime de la Nature.


Sophie Rivière
 
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