rivière
Maître Poète
Je te déifie, ô Femme d’apothéose
Parfois, lorsque l’inspiration me fuit,
et que malgré mes prières
meurt
les tulles de mon chant,
je sors de ma demeure,
je marche
dessus
les tresses des fougères
et je rejoins le Loir
où se balancent
des barques, le brouillard des saisons,
et le clapotis d’une larme de mousse.
Je fixe
les trésors des étoiles
où s’exhalent
les parfums d’une rose
aux confins des sentes,
les psaumes du souffle
pleurent
sur le limon des âges,
je prie
le soleil de notre amour
sous
la voûte blanchâtre de l’aurore,
une
biche au loin
boit
les ongles d’une fontaine.
Peu à peu,
les mots me reviennent,
je rentre,
et,
face
à la marée de tes courbes,
par ces vers,
je te déifie, ô Femme d’apothéose !
Sophie Rivière
Parfois, lorsque l’inspiration me fuit,
et que malgré mes prières
meurt
les tulles de mon chant,
je sors de ma demeure,
je marche
dessus
les tresses des fougères
et je rejoins le Loir
où se balancent
des barques, le brouillard des saisons,
et le clapotis d’une larme de mousse.
Je fixe
les trésors des étoiles
où s’exhalent
les parfums d’une rose
aux confins des sentes,
les psaumes du souffle
pleurent
sur le limon des âges,
je prie
le soleil de notre amour
sous
la voûte blanchâtre de l’aurore,
une
biche au loin
boit
les ongles d’une fontaine.
Peu à peu,
les mots me reviennent,
je rentre,
et,
face
à la marée de tes courbes,
par ces vers,
je te déifie, ô Femme d’apothéose !
Sophie Rivière
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