rivière
Maître Poète
Je te contemple
Dès l’enfance du jour,
les chapelles des arbres et la rose des zéniths
connaissent la vasque infinie de ta douceur,
tandis que les essaims des oiseaux te nimbent de clarté.
les chapelles des arbres et la rose des zéniths
connaissent la vasque infinie de ta douceur,
tandis que les essaims des oiseaux te nimbent de clarté.
Je m’amarre alors avec l’aile de mes bras
à la double amphore de tes hanches,
et
je te contemple,
à la double amphore de tes hanches,
et
je te contemple,
tu dors encore, en robe de nudité comme moi,
adossée au gré des saisons,
sur le dais de notre couche d’ivoire,
ou des élégies d’émeraude des herbes et des mousses.
adossée au gré des saisons,
sur le dais de notre couche d’ivoire,
ou des élégies d’émeraude des herbes et des mousses.
Tu es ma Terre, l’Impératrice de mes émois,
le temple de ma Vie,
le continent de ma délicatesse,
je te révère, je te contemple.
le temple de ma Vie,
le continent de ma délicatesse,
je te révère, je te contemple.
Ma Bien-Aimée, ma Sirène, ma Fée,
laisse-moi te chanter les soleils de ta Splendeur,
le printemps de tes seins,
illumine-moi ,
laisse-moi te chanter les soleils de ta Splendeur,
le printemps de tes seins,
illumine-moi ,
moi qui ne suis que la pénombre de ton ombre,
deviens la poésie de ma tendresse,
enrobe-moi de la poussière d’or de tes aisselles.
Je te contemple,
deviens la poésie de ma tendresse,
enrobe-moi de la poussière d’or de tes aisselles.
Je te contemple,
laisse-moi gésir
dessus
l’
empire de ta peau.
dessus
l’
empire de ta peau.
A la brune, en la chambre de notre clairière,
dans le flux et le reflux des forêts, cambre-moi,
cabre-moi dans la marée entrelacée de nos nymphes ,
et consume à jamais ma virginité !
dans le flux et le reflux des forêts, cambre-moi,
cabre-moi dans la marée entrelacée de nos nymphes ,
et consume à jamais ma virginité !
Sophie Rivière