rivière
Maître Poète
J’apporte le printemps aux ciels d’azur
Ma robe courte à plis ruisselle parfois sous la brise,
tandis que je chemine dedans Paris, en l’île de la Cité,
les oiselles m’escortent et me saluent,
les arbres se courbent à mon approche,
tandis que je chemine dedans Paris, en l’île de la Cité,
les oiselles m’escortent et me saluent,
les arbres se courbent à mon approche,
j’apporte le printemps aux ciels d’azur
en mes paumes blanches et douces,
je viens vers toi, ô ma Sirène, mon amante, ma Vie,
toi qui as fait de ma Vie un poème.
en mes paumes blanches et douces,
je viens vers toi, ô ma Sirène, mon amante, ma Vie,
toi qui as fait de ma Vie un poème.
Mon sac à main bat contre mon épaule,
la scansion de mes escarpins dessus les pavés
psalmodie nos orgueilleuses étreintes,
et le triomphe de nos duels d’Eros,
la scansion de mes escarpins dessus les pavés
psalmodie nos orgueilleuses étreintes,
et le triomphe de nos duels d’Eros,
je viens vers toi, j’ai tant besoin de sentir
la fraîcheur de ton corps contre le mien,
j’ai tant besoin de ta langue et de tes paumes
qui m’emmènent jusqu’à la presqu’île de la Jouissance.
la fraîcheur de ton corps contre le mien,
j’ai tant besoin de ta langue et de tes paumes
qui m’emmènent jusqu’à la presqu’île de la Jouissance.
Ô ma Sœur de spasmes,
prends-moi, je t’en supplie,
ma micro-robe de lin, et mes bas de soie noirs brillent
sous la chaloupe du Soleil,
prends-moi, je t’en supplie,
ma micro-robe de lin, et mes bas de soie noirs brillent
sous la chaloupe du Soleil,
les femmes se retournent sur moi au fil de ma marche,
elles devinent sans mal les donjons de mes seins lourds,
libres de toute attache, et l’empire de ma Fourrure-pétales,
car je ne porte plus de culotte,
elles devinent sans mal les donjons de mes seins lourds,
libres de toute attache, et l’empire de ma Fourrure-pétales,
car je ne porte plus de culotte,
possède-moi, je le veux,
je revois à tout instant le bleu moiré de tes iris,
ta longue chevelure d’ébène qui se mêle à la mienne,
ta poitrine menue, et la double amphore de tes hanches.
je revois à tout instant le bleu moiré de tes iris,
ta longue chevelure d’ébène qui se mêle à la mienne,
ta poitrine menue, et la double amphore de tes hanches.
Je m’approche de toi, je te rejoins quelques semaines
après ton départ pour la Capitale, à mon arrivée,
tu m’accueilleras, nue, en ta chambre, tu m’effeuilleras
adagio, tu m’allongeras sur l’ivoire de ta couche,
après ton départ pour la Capitale, à mon arrivée,
tu m’accueilleras, nue, en ta chambre, tu m’effeuilleras
adagio, tu m’allongeras sur l’ivoire de ta couche,
je deviendrai ta proie, puis tu me chevaucheras
des heures durant, je te réciterai des motets de Grâce,
tu boiras le nectar de ma sève,
et je redeviendrai ta féale, ô ma Dame de félicité !
des heures durant, je te réciterai des motets de Grâce,
tu boiras le nectar de ma sève,
et je redeviendrai ta féale, ô ma Dame de félicité !
Sophie Rivière