Je t’aime mon ami, mon frère
Nous nous en souvenons, n’est ce pas ? De ce jour de septembre où
C’était la première fois, qu’on se voyait, le premier jour de la rentrée.
Dés le premier regard, jaugés et s’agrippant, en se battant dans la boue.
Tu te rappelles ? Du début, nous savions que rien ne pourrait nous séparer.
Nous avions huit ans, quand on s’est rencontrés, dans notre regard, la compréhension.
Nous nous connaissions, sans même s’être parlés, à peine regardés, drôle d’impression.
Tu venais de si loin, de là ou les coups de machettes et le goût de sang, régnaient.
Et tu me comprenais, tu m’aidais à relativiser, que par ici c’est bien plus sécurisé.
Et pendant des années, sans jamais nous quitter, comme des siamois détachés.
De l’école au lycée, des classes à la récré, toujours a parler, à se raconter notre
Attachement aux autres, et nos éclats de rires, devant leur histoire de café renversé.
Jamais non plus jamais, nous n’avons autant ris et chantés, en parlant avec les autres.
Je me rappelle ces temps heureux, où malgré la couleur de ta peau, et les traces
De torture sur ton dos, tu comprenais et tu aimais, tellement de bonté, de grâce.
Tu savais ce que ça fait, à quatre ans, de recevoir des coups de couteaux, de voir
Des enfants, des femmes, des familles, se faire tuer, comme ça comme par hasard.
Et toujours depuis, on va de l’avant, notre horreur, nous l’avons acceptés, pour
La transformer en amour de notre prochain, tous ensemble, main dans la main
En sachant combien la violence fait mal, poursuivant le chemin au-delà des cours.
En s’amusant et en dansant, sur les braises des errements de ceux qui restent sourd.
La souffrance et la douleur, on connaît tous les deux, ça nous a rapprochés tant.
Quand abandonné, apeuré et presque mort, des gens t’ont trouvés, et ramenés.
Ici, avec moi, ce geste si touchant, le lendemain de notre histoire, tu m’as serré
Contre toi, pour me consoler, je n’étais plus seul, tu étais là, comme un lien du sang.
Et nous avons étudier, enfin, tu as réussi et moi j’ai essayé, pour apprendre et
Comprendre notre histoire, nos semblables, et tout faire pour les rassembler.
Tu ne m’as jamais abandonné, alors pourquoi je le ferais ? Je te laisserais
Jamais mon ami, mon double, nous avons la même âme et les mêmes pensées.
Je reste à tes côtés, presque quinze ans qu’on se connaît, jamais éloigné.
Et je suis vraiment content, d’avoir partagé tout ce temps, avec un être
Aussi exceptionnel que tu l’es, je suis français, mais tu l’es encore plus.
Dans ton respect, ton amitié, tu me regardes et je me sens apaisé, le sais tu ?
J’ai beau me forcer, à l’accepter, je n’y arrive pas, je t’aime tellement.
C’est si facile de consoler les autres, et si dur de devoir faire semblant.
Devant toi, je vois bien que tu le sens, que mon esprit devient vacillant.
Ne t’inquiètes pas, je vais aller, un jour je te verrais dormant paisiblement.
Tu clignes des yeux, je sais que l’on va bientôt te débrancher, j’essaie tu sais
De ne pas pleurer, d’être fort comme tu l’as toujours été pour moi, mon frère.
Je suis désolé, de ne pas résister, je pleure tout le temps, c’est toi qui me consolais.
Et je suis là désemparé, sans pouvoir te laisser, pardonnes moi, de ne rien pouvoir faire.
Nous nous en souvenons, n’est ce pas ? De ce jour de septembre où
C’était la première fois, qu’on se voyait, le premier jour de la rentrée.
Dés le premier regard, jaugés et s’agrippant, en se battant dans la boue.
Tu te rappelles ? Du début, nous savions que rien ne pourrait nous séparer.
Nous avions huit ans, quand on s’est rencontrés, dans notre regard, la compréhension.
Nous nous connaissions, sans même s’être parlés, à peine regardés, drôle d’impression.
Tu venais de si loin, de là ou les coups de machettes et le goût de sang, régnaient.
Et tu me comprenais, tu m’aidais à relativiser, que par ici c’est bien plus sécurisé.
Et pendant des années, sans jamais nous quitter, comme des siamois détachés.
De l’école au lycée, des classes à la récré, toujours a parler, à se raconter notre
Attachement aux autres, et nos éclats de rires, devant leur histoire de café renversé.
Jamais non plus jamais, nous n’avons autant ris et chantés, en parlant avec les autres.
Je me rappelle ces temps heureux, où malgré la couleur de ta peau, et les traces
De torture sur ton dos, tu comprenais et tu aimais, tellement de bonté, de grâce.
Tu savais ce que ça fait, à quatre ans, de recevoir des coups de couteaux, de voir
Des enfants, des femmes, des familles, se faire tuer, comme ça comme par hasard.
Et toujours depuis, on va de l’avant, notre horreur, nous l’avons acceptés, pour
La transformer en amour de notre prochain, tous ensemble, main dans la main
En sachant combien la violence fait mal, poursuivant le chemin au-delà des cours.
En s’amusant et en dansant, sur les braises des errements de ceux qui restent sourd.
La souffrance et la douleur, on connaît tous les deux, ça nous a rapprochés tant.
Quand abandonné, apeuré et presque mort, des gens t’ont trouvés, et ramenés.
Ici, avec moi, ce geste si touchant, le lendemain de notre histoire, tu m’as serré
Contre toi, pour me consoler, je n’étais plus seul, tu étais là, comme un lien du sang.
Et nous avons étudier, enfin, tu as réussi et moi j’ai essayé, pour apprendre et
Comprendre notre histoire, nos semblables, et tout faire pour les rassembler.
Tu ne m’as jamais abandonné, alors pourquoi je le ferais ? Je te laisserais
Jamais mon ami, mon double, nous avons la même âme et les mêmes pensées.
Je reste à tes côtés, presque quinze ans qu’on se connaît, jamais éloigné.
Et je suis vraiment content, d’avoir partagé tout ce temps, avec un être
Aussi exceptionnel que tu l’es, je suis français, mais tu l’es encore plus.
Dans ton respect, ton amitié, tu me regardes et je me sens apaisé, le sais tu ?
J’ai beau me forcer, à l’accepter, je n’y arrive pas, je t’aime tellement.
C’est si facile de consoler les autres, et si dur de devoir faire semblant.
Devant toi, je vois bien que tu le sens, que mon esprit devient vacillant.
Ne t’inquiètes pas, je vais aller, un jour je te verrais dormant paisiblement.
Tu clignes des yeux, je sais que l’on va bientôt te débrancher, j’essaie tu sais
De ne pas pleurer, d’être fort comme tu l’as toujours été pour moi, mon frère.
Je suis désolé, de ne pas résister, je pleure tout le temps, c’est toi qui me consolais.
Et je suis là désemparé, sans pouvoir te laisser, pardonnes moi, de ne rien pouvoir faire.