rivière
Maître Poète
Je t’ai offert des lys
Je hume ce soir
par la fenêtre entrouverte
de mon boudoir,
l’odeur du printemps.
Je te revois alors, ma Douce,
ta robe longue luisait sous la lune,
les arbres des bocages
cachaient notre borde,
je me suis approchée,
tremblante, puis
je t’ai offert des lys
en hommage de mon amour,
tu les as pressés
contre
tes seins fiers et lourds,
ta chevelure brune
coulait
dans le ruisseau de ton cou gracile,
tu m’attiras vers toi et tu déposas
sur mes lèvres
l’aumône d’un baiser,
ensuite, devenue farouche,
tu m’entraînas sur ta couche,
où je connus,
nue des heures durant,
jusqu’à la houle de l’aurore,
les délices des odes saphiques.
Depuis lors,
je suis devenue ton Epousée, et ta serve,
que tu prends contre tes seins
quand bon te semble,
car il n’y a rien de plus beau
que l’orgie de notre Passion si belle et si féminine !
Sophie Rivière
Je hume ce soir
par la fenêtre entrouverte
de mon boudoir,
l’odeur du printemps.
Je te revois alors, ma Douce,
ta robe longue luisait sous la lune,
les arbres des bocages
cachaient notre borde,
je me suis approchée,
tremblante, puis
je t’ai offert des lys
en hommage de mon amour,
tu les as pressés
contre
tes seins fiers et lourds,
ta chevelure brune
coulait
dans le ruisseau de ton cou gracile,
tu m’attiras vers toi et tu déposas
sur mes lèvres
l’aumône d’un baiser,
ensuite, devenue farouche,
tu m’entraînas sur ta couche,
où je connus,
nue des heures durant,
jusqu’à la houle de l’aurore,
les délices des odes saphiques.
Depuis lors,
je suis devenue ton Epousée, et ta serve,
que tu prends contre tes seins
quand bon te semble,
car il n’y a rien de plus beau
que l’orgie de notre Passion si belle et si féminine !
Sophie Rivière