rivière
Maître Poète
Je t’ai délivré des messages de tendresse
Dans le silence de l’aurore,
je rallume les soleils de nos émois,
ô mon Amour,
non loin de moi, dans notre gynécée,
les peupliers s’abandonnent
à des frissons de langueur
parmi les sonnets de clarté,
les oiseaux, ivres d’ardeur, dans les ciels du Maine,
se pendent aux hampes de splendeur.
Tu dors auprès de moi,
épuisée par les heures folles
de nos étreintes si douces,
cette nuit, revêtue de chair,
je t’ai délivré des messages de tendresse
que tu as acceptés en pleurant de liesse,
j’ai inscrit tes aveux d’amour au fronton de ta nudité,
nos robes, nos escarpins,
nos culottes et nos bas de soie
jonchent le sol,
témoins de nos duels d’Eros,
les collines de tes seins et l’hermine de ton sexe
m’attirent à nouveau,
ô mon Impératrice de Douceur.
A ton réveil, je te conduirai à notre port d’attache,
car nous sommes les Élues,
les prêtresses de Sappho,
et je te délivrerai à genoux,
pour l’éternité,
des hymnes de Grâce
pour chanter les strophes de ta Beauté !
Sophie Rivière
Dans le silence de l’aurore,
je rallume les soleils de nos émois,
ô mon Amour,
non loin de moi, dans notre gynécée,
les peupliers s’abandonnent
à des frissons de langueur
parmi les sonnets de clarté,
les oiseaux, ivres d’ardeur, dans les ciels du Maine,
se pendent aux hampes de splendeur.
Tu dors auprès de moi,
épuisée par les heures folles
de nos étreintes si douces,
cette nuit, revêtue de chair,
je t’ai délivré des messages de tendresse
que tu as acceptés en pleurant de liesse,
j’ai inscrit tes aveux d’amour au fronton de ta nudité,
nos robes, nos escarpins,
nos culottes et nos bas de soie
jonchent le sol,
témoins de nos duels d’Eros,
les collines de tes seins et l’hermine de ton sexe
m’attirent à nouveau,
ô mon Impératrice de Douceur.
A ton réveil, je te conduirai à notre port d’attache,
car nous sommes les Élues,
les prêtresses de Sappho,
et je te délivrerai à genoux,
pour l’éternité,
des hymnes de Grâce
pour chanter les strophes de ta Beauté !
Sophie Rivière