rivière
Maître Poète
Je t’ai écrit des sonnets de joie
Cette nuit, alors que régnait
le chuchotis du silence,
je t’ai écrit
des sonnets de joie
sur
l’écritoire des blés,
et
sur l’autel des nuages.
Phoebé me souriait,
les bruyères se courbaient
sous
les doigts de la brise,
les bocages dispensaient
sur le balcon des comètes
une valse mélancolique
dans l’encensoir des vertiges.
J’ai cueilli aussi
une
corbeille de bonheur
à ton intention,
toi, ma Douce,
si pure,
d’où jaillit
le cri des cantiques d’ivresse.
Nous nous connaissons
depuis que
le clavecin des herbes
calligraphie
chaque branche
et
chaque
tintement du Monde.
Demain, à ton réveil,
je te déclarerai ma flamme,
et
nous nous épouserons
avec,
comme témoins, le Maine, ma patrie,
les merles des forêts du Loir,
et les encorbellements des lys !
Sophie Rivière
Cette nuit, alors que régnait
le chuchotis du silence,
je t’ai écrit
des sonnets de joie
sur
l’écritoire des blés,
et
sur l’autel des nuages.
Phoebé me souriait,
les bruyères se courbaient
sous
les doigts de la brise,
les bocages dispensaient
sur le balcon des comètes
une valse mélancolique
dans l’encensoir des vertiges.
J’ai cueilli aussi
une
corbeille de bonheur
à ton intention,
toi, ma Douce,
si pure,
d’où jaillit
le cri des cantiques d’ivresse.
Nous nous connaissons
depuis que
le clavecin des herbes
calligraphie
chaque branche
et
chaque
tintement du Monde.
Demain, à ton réveil,
je te déclarerai ma flamme,
et
nous nous épouserons
avec,
comme témoins, le Maine, ma patrie,
les merles des forêts du Loir,
et les encorbellements des lys !
Sophie Rivière