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Je suis ton éternelle esclave, ta poétesse

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion rivière
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rivière

Maître Poète
Je suis ton amoureuse esclave, ta poétesse

La lune agonise, l’aube paraît,
les cyprès et les chênes vacillent au gré du vent,
les ciels d’azur montent dans l’infini, les rivières et les fleuves
se signent devant la magnificence de ma Beauté.

Je suis ton amoureuse esclave, ta poétesse,
qui te distille à tout instant des odes saphiques et de Lumière,
ô ma Sirène, mon amante,
les rossignols me psalmodient des chants de Grâce,

dès que j’erre à l’infini,
parmi les bocages, parmi les cités de fer.
Cette nuit encore, tu m’as emmenée en ta borde,
dessus ta couche d’ivoire, à la lueur des pierreries de lune,

jusqu’à la coupe d’or de ma Jouissance,
jusqu’à l’innocence de notre Tendresse,
les forêts emplies de jacinthes et de lys
résonnent sans cesse de mes râles de volupté.

Enivre-moi de tes regards pervers,
goûte la cerise de ma bouche,
le royaume de ma Fourrure-pétales
s’ouvrira alors à tes doigts d’impudeur,

bénis-moi, canonise-moi,
je l’exige, je le Veux,
je veux baigner dans la clarté de ton sourire,
allongée tout contre toi.

La paix de la campagne rafraîchit mon front fiévreux,
mes seins appellent tes seins,
effeuille-moi, purifie-moi
donne-moi d’énervantes caresses, dompte-moi,

délivre-moi des sanglots de ruts,
moi qui suis qu’attente,
tu es la rosée de mon âme,
le miel de ma chair,

je vais rentrer et m’étendre dès la brune,
dessus notre plancher, nue, nous mêlerons alors
nos longues chevelures de jais, ô ma Sœur si blanche,
tu captureras ma chair d’émoi, et je serai Tienne !

Sophie Rivière
 
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