rivière
Maître Poète
Je suis Splendeur et douceur, je suis Femme
Le zéphyr m’apporte chaque jour
l’haleine des champs d’asphodèles, et des roses,
la clarté de ton sourire éblouit l’or des corolles,
ô ma Muse, ma Sirène, ma Vie.
l’haleine des champs d’asphodèles, et des roses,
la clarté de ton sourire éblouit l’or des corolles,
ô ma Muse, ma Sirène, ma Vie.
Ma robe courte de tulle se parsème de lumière,
en ce jour d’été,
le soleil virginal, vacille, et me contemple,
les voiles des étoiles s’enfuient au loin vers l’occident,
en ce jour d’été,
le soleil virginal, vacille, et me contemple,
les voiles des étoiles s’enfuient au loin vers l’occident,
je suis Splendeur et douceur,
je suis Femme, et lumière,
que sacralisent les oiselles parmi les chaloupes des bocages,
parmi la mer des forêts.
je suis Femme, et lumière,
que sacralisent les oiselles parmi les chaloupes des bocages,
parmi la mer des forêts.
Entends-tu l’innocence de mes sens grisés,
étreins-moi, encore et toujours, comme chaque nuit,
et chaque jour, entraîne-moi, brûlante de Désir,
dessus notre couche d’ivoire,
étreins-moi, encore et toujours, comme chaque nuit,
et chaque jour, entraîne-moi, brûlante de Désir,
dessus notre couche d’ivoire,
entrelacée à mes seins de majesté,
et à la double amphore de mes hanches
jusqu’à l’océan de ma Jouissance,
jusqu’à l’ivresse de notre Tendresse.
et à la double amphore de mes hanches
jusqu’à l’océan de ma Jouissance,
jusqu’à l’ivresse de notre Tendresse.
Les bois emplis de violettes
savent la brûlure de notre Passion,
je ne me rassasie jamais
de nos luxures si belles, et si pures
savent la brûlure de notre Passion,
je ne me rassasie jamais
de nos luxures si belles, et si pures
chantées par Renée Vivien, et Lucie Delarue-Mardrus,
ces si sublimes poétesses,
vendange-moi, lape le lait de mes blanches noces,
bénis la musique de mes râles de lascivité.
ces si sublimes poétesses,
vendange-moi, lape le lait de mes blanches noces,
bénis la musique de mes râles de lascivité.
Cependant, j’ai bien retenu tes leçons,
laisse-moi te murmurer des odes saphiques
que j’ai composées hier à la brune,
alors que tu travaillais, laisse-moi te déifier,
laisse-moi te murmurer des odes saphiques
que j’ai composées hier à la brune,
alors que tu travaillais, laisse-moi te déifier,
je veux te posséder, ô ma Vénérée,
dorénavant je serai ta Maîtresse,
je te chevaucherai, cambrée,
et tu seras Mienne à jamais !
dorénavant je serai ta Maîtresse,
je te chevaucherai, cambrée,
et tu seras Mienne à jamais !
Sophie Rivière