Je suis libre de pasticher (Paul Eluard)
Sur mes marches d’escalier
Sur mon jeu de pitre en marbre
Sur le rab de mon manège
Je suis libre de pasticher
Sur toutes mes rages nues
Sur toutes les rages franches
Fier rang papier à rendre
Je suis libre de pasticher
Sur les mages mordorés
Sur les larmes du courrier
Sur la bouffonne des lois
Je suis libre de pasticher
Sur l’entrée où le dessert
Sur la vie où la gène est
Sur l’appeau de bienséance
Je suis libre de pasticher
Sur le soleil qui s’enfuit
Sur du vin blanc en tournées
Sur tes raisons fanées
Je suis libre de pasticher
Sur tous mes blasons d’armure
Sur les temps de veille choisis
Sur la fac dune savante
Je suis libre de pasticher
Sur les chants de déraison
Sur toutes celles aux oripeaux
Et sur des couffins en nombre
Je suis libre de pasticher
Sur chaque rangée j’efflore
Sur les mères et leurs cadeaux
Sur lune Espagne aimante
Je suis libre de pasticher
Sur les rousses pas sages
Sur les lueurs du corsage
Sur la suie la graisse est boutade
Je suis libre de pasticher
Sur les normes affolantes
Sur les roches de douleurs
Pour l’agité psychique
Je suis libre de pasticher
Sur les rentiers ensoleillés
Dans leurs soutes dévoyées
Pour des glaces qui débordent
Je suis libre de pasticher
Sur la rampe de cette lune
Sur la rampe qui déteint
Sur mes saisons désunies
Je suis libre de pasticher
Sur l’esprit couplé au feu
Du lavoir où de mes membres
Une chienlit qui se dévide
Je suis libre de pasticher
Sur l’ancien normand à vendre
Sur une corbeille adressée
Sur ta natte male à droite
Je suis libre de pasticher
Sur le temps plein que j’exporte
Sur les sujets oubliés
Sur les lots du jeu défini
Je suis libre de pasticher
…
…
Sur la longueur de son écrit,
Sur touts ses mots
J’aurai pu continuer
Car je suis libre de pasticher
« Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer »
Mais sur toutes les libertés
Je ne puis m’exprimer,
Comme Paul je veux les connaître
Mais je ne puis les pasticher
Sur mes marches d’escalier
Sur mon jeu de pitre en marbre
Sur le rab de mon manège
Je suis libre de pasticher
Sur toutes mes rages nues
Sur toutes les rages franches
Fier rang papier à rendre
Je suis libre de pasticher
Sur les mages mordorés
Sur les larmes du courrier
Sur la bouffonne des lois
Je suis libre de pasticher
Sur l’entrée où le dessert
Sur la vie où la gène est
Sur l’appeau de bienséance
Je suis libre de pasticher
Sur le soleil qui s’enfuit
Sur du vin blanc en tournées
Sur tes raisons fanées
Je suis libre de pasticher
Sur tous mes blasons d’armure
Sur les temps de veille choisis
Sur la fac dune savante
Je suis libre de pasticher
Sur les chants de déraison
Sur toutes celles aux oripeaux
Et sur des couffins en nombre
Je suis libre de pasticher
Sur chaque rangée j’efflore
Sur les mères et leurs cadeaux
Sur lune Espagne aimante
Je suis libre de pasticher
Sur les rousses pas sages
Sur les lueurs du corsage
Sur la suie la graisse est boutade
Je suis libre de pasticher
Sur les normes affolantes
Sur les roches de douleurs
Pour l’agité psychique
Je suis libre de pasticher
Sur les rentiers ensoleillés
Dans leurs soutes dévoyées
Pour des glaces qui débordent
Je suis libre de pasticher
Sur la rampe de cette lune
Sur la rampe qui déteint
Sur mes saisons désunies
Je suis libre de pasticher
Sur l’esprit couplé au feu
Du lavoir où de mes membres
Une chienlit qui se dévide
Je suis libre de pasticher
Sur l’ancien normand à vendre
Sur une corbeille adressée
Sur ta natte male à droite
Je suis libre de pasticher
Sur le temps plein que j’exporte
Sur les sujets oubliés
Sur les lots du jeu défini
Je suis libre de pasticher
…
…
Sur la longueur de son écrit,
Sur touts ses mots
J’aurai pu continuer
Car je suis libre de pasticher
« Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer »
Mais sur toutes les libertés
Je ne puis m’exprimer,
Comme Paul je veux les connaître
Mais je ne puis les pasticher