Je suis l'Ondine d'eau prés le lac endormi
Et j'habite un Palais cristalin et fluide
Où s'écoule le temps dans la langueur humide
Et sonore des Eaux glissant sans compromis.
*
Ma vêture est de moire aux reflets scintillants
Qu'éclaire la Nuit noire au rai de Lune pâle;
Je danse pour l'Ondin, dans la lueur opale
Et vierge d'une Eau claire en trois Rûs sémillants.
*
Prends le sillons des flots qui mène à ma demeure
Et laisse le courant t'emporter jusqu'à moi;
Ne t'éffraies point des sons qui forcent ton émoi
Et qui le mortel et la vie qui se meure!
*
A mon doigt, tu prendras l'anneau d'écume fraîche
Et tu deviendras roi des grands lacs sommeillants;
De nos larmes-sujets, sur nous, toujours veillants,
Nous aurons "serviteurs" comme l'arc, une flèche!
*
" Oeil qui a trop pleuré, voici le Grand Etang
Et sa Dame et son Roi, reflets de l'âme aqueuse
Où s'écoule infinie, l'heure douce et heureuse,
Sous la garde ou, d'un Oeil, dort le Léviathan...! "
*
ODON
Et j'habite un Palais cristalin et fluide
Où s'écoule le temps dans la langueur humide
Et sonore des Eaux glissant sans compromis.
*
Ma vêture est de moire aux reflets scintillants
Qu'éclaire la Nuit noire au rai de Lune pâle;
Je danse pour l'Ondin, dans la lueur opale
Et vierge d'une Eau claire en trois Rûs sémillants.
*
Prends le sillons des flots qui mène à ma demeure
Et laisse le courant t'emporter jusqu'à moi;
Ne t'éffraies point des sons qui forcent ton émoi
Et qui le mortel et la vie qui se meure!
*
A mon doigt, tu prendras l'anneau d'écume fraîche
Et tu deviendras roi des grands lacs sommeillants;
De nos larmes-sujets, sur nous, toujours veillants,
Nous aurons "serviteurs" comme l'arc, une flèche!
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" Oeil qui a trop pleuré, voici le Grand Etang
Et sa Dame et son Roi, reflets de l'âme aqueuse
Où s'écoule infinie, l'heure douce et heureuse,
Sous la garde ou, d'un Oeil, dort le Léviathan...! "
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ODON