galinette
Nouveau poète
Je reprends mon chemin
J'aurais pu m'arrêter et puis, vaille que vaille,
Je reprends mon chemin, mon voyage au long cours,
La ville est déjà loin, j'ai franchi ses murailles
Pour poursuivre apaisée l'implacable parcours.
Et même si les chants ont perdu leur audace,
Et même si les mots se sont évanouis,
Mes pas ont emboité d'une muse la trace
Et le soleil revient me dire l'éclaircie.
Le doute est encor là, cruel, qui me questionne,
Ce que j'ai fait ici, au moins l'ai-je bien fait
Ou me suis-je donnée aux trompettes qui sonnent,
A tous ces cris menteurs de fausse renommée.
Est-il encore temps, vers la fin du voyage
De mettre enfin le cap sur un autre horizon,
Ou bien faut-il passer le reste de son âge
Sur un même terreau, dans le même sillon.
Dois-je me contenter de ces fleurs que je sème
Plutôt que d'espérer un jardin différent,
La terre est dure, hélas, même pour ceux qui l'aiment
Et la charrue s'épuise à vaincre le chiendent.
Mais à quoi bon, c'est vrai, de telles inquiétudes,
Le ciel est toujours bleu et une aube se lève
Étendant ses bienfaits sur cette multitude
D'humains toujours inquiets où se meurent leurs rêves.
J'aurais pu m'arrêter et puis, vaille que vaille,
Je reprends mon chemin, mon voyage au long cours,
La ville est déjà loin, j'ai franchi ses murailles
Pour poursuivre apaisée l'implacable parcours.
Et même si les chants ont perdu leur audace,
Et même si les mots se sont évanouis,
Mes pas ont emboité d'une muse la trace
Et le soleil revient me dire l'éclaircie.
Le doute est encor là, cruel, qui me questionne,
Ce que j'ai fait ici, au moins l'ai-je bien fait
Ou me suis-je donnée aux trompettes qui sonnent,
A tous ces cris menteurs de fausse renommée.
Est-il encore temps, vers la fin du voyage
De mettre enfin le cap sur un autre horizon,
Ou bien faut-il passer le reste de son âge
Sur un même terreau, dans le même sillon.
Dois-je me contenter de ces fleurs que je sème
Plutôt que d'espérer un jardin différent,
La terre est dure, hélas, même pour ceux qui l'aiment
Et la charrue s'épuise à vaincre le chiendent.
Mais à quoi bon, c'est vrai, de telles inquiétudes,
Le ciel est toujours bleu et une aube se lève
Étendant ses bienfaits sur cette multitude
D'humains toujours inquiets où se meurent leurs rêves.