Vaury
Nouveau poète
Dressez vos colonnes sur mon dos sur le damier de la vie, je tourne en rond.
Décharnue est ma vertèbre, devenue je suis en fer.
Mais qu'importe, j'ai la mémoire qui tonne, j'annonce
A l'ombre de mes 4O et même plus ténèbres, j'espère.
De haine vous pensez que je suis revêtue et de malsaines ondes !
Toujours le sacrifice de celle a la bonté des caresses sincères ;
De laine je m'étoffe, parée d'un neutre nuancier, j'envisage ton sur ton.
Je suis née pour plaire, mais l'âme un peu fière,
Je sens que vous déplaît, dont je suis faite ce socle en plomb.
Serait-ce la stupeur du rut qui ainsi vous enfièvre ?
J'ai peur moi aussi souvent de ces insidieuses alcôves catacombes
Mais soudain je brave mes peurs et m'éveille :
Ô vous, sans égard pour le mien et le vôtre ! le comble,
Baudelaire est mort hier, dans la froideur d'un hiver,
Dans l'honneur vainqueur aux bras zéro, à chacun ses icônes.
Dans la pudeur des hontes nécessaires
Je prie sur son tombeau que reviennent les héros.
Décharnue est ma vertèbre, devenue je suis en fer.
Mais qu'importe, j'ai la mémoire qui tonne, j'annonce
A l'ombre de mes 4O et même plus ténèbres, j'espère.
De haine vous pensez que je suis revêtue et de malsaines ondes !
Toujours le sacrifice de celle a la bonté des caresses sincères ;
De laine je m'étoffe, parée d'un neutre nuancier, j'envisage ton sur ton.
Je suis née pour plaire, mais l'âme un peu fière,
Je sens que vous déplaît, dont je suis faite ce socle en plomb.
Serait-ce la stupeur du rut qui ainsi vous enfièvre ?
J'ai peur moi aussi souvent de ces insidieuses alcôves catacombes
Mais soudain je brave mes peurs et m'éveille :
Ô vous, sans égard pour le mien et le vôtre ! le comble,
Baudelaire est mort hier, dans la froideur d'un hiver,
Dans l'honneur vainqueur aux bras zéro, à chacun ses icônes.
Dans la pudeur des hontes nécessaires
Je prie sur son tombeau que reviennent les héros.