rivière
Maître Poète
Je porte en mes mains des amarantes et des violettes
Les ciels d’été du Maine ruissellent de splendeur,
les oiselles montent vers les solives des zéniths,
et redescendent, irradiées de clarté,
je porte en mes mains des amarantes et des violettes
les oiselles montent vers les solives des zéniths,
et redescendent, irradiées de clarté,
je porte en mes mains des amarantes et des violettes
ces fleurs que j’ai ramassées pour toi voilà peu,
et que tu adores, ô ma Sirène, toi qui dors encore, nue,
en notre borde, tu es la messagère de mes émois, j’erre lentement
parmi les bocages, les hameaux et les forêts,
et que tu adores, ô ma Sirène, toi qui dors encore, nue,
en notre borde, tu es la messagère de mes émois, j’erre lentement
parmi les bocages, les hameaux et les forêts,
qui s’agenouillent à ma vue, car je suis leur Dame de majesté,
les feuillages s’écartent au vent de mes paumes,
tandis que j’erre parmi la prée, sac à main sur l’épaule,
je marche fièrement, les yeux mi-clos,
les feuillages s’écartent au vent de mes paumes,
tandis que j’erre parmi la prée, sac à main sur l’épaule,
je marche fièrement, les yeux mi-clos,
adossée aux cathédrales des cimes, et aux calices des effluves.
Parfois, le souffle soulève ma longue chevelure d’ébène
qui pend à la misaine de mon cou gracile, mais je n’en ai cure,
car seul compte pour moi les strophes du Plaisir,
Parfois, le souffle soulève ma longue chevelure d’ébène
qui pend à la misaine de mon cou gracile, mais je n’en ai cure,
car seul compte pour moi les strophes du Plaisir,
l’océan de tes baisers, et de la luxure que tu me dispenses
dès que nous sommes étendues l’une contre l’autre,
l’une dans l’autre, dessus l’ivoire de notre couche,
ou sur le dais des mousses, dans la Paix de la campagne.
dès que nous sommes étendues l’une contre l’autre,
l’une dans l’autre, dessus l’ivoire de notre couche,
ou sur le dais des mousses, dans la Paix de la campagne.
Je t’ai dans le sang depuis que
tu m’as convertie, un jour de septembre, aux mystères
des prêtresses de Sappho, je suis devenue ton impudique lumière
qui écrit sans cesse sur les fontaines et les sources,
tu m’as convertie, un jour de septembre, aux mystères
des prêtresses de Sappho, je suis devenue ton impudique lumière
qui écrit sans cesse sur les fontaines et les sources,
sur le sang des roseaux du Loir,
la Grâce de ta beauté, ô ma madone d’éternité,
ma micro-robe transparente de tulle noire, et mes bas de soie
rutilent dans l’air languissant, ô ma madone d’éternité.
la Grâce de ta beauté, ô ma madone d’éternité,
ma micro-robe transparente de tulle noire, et mes bas de soie
rutilent dans l’air languissant, ô ma madone d’éternité.
Je t’implore, saisis-moi, enlace-moi, je n’en peux plus,
mes seins lourds et la principauté de ma Fourrure-corolles
attendent la ferveur de tes étreintes, prends-moi,
tes iris de vice savent l’étroitesse de mes hanches,
à mon arrivée dans quelque minutes, je te réveillerai, j’ôterai
mes vêtements, tu m’emmèneras jusqu’au royaume de la Jouissance,
tu vendangeras le nectar de ma sève, je me blottirai
dedans la crique de tes bras, et je serai à nouveau ton Élue !
mes seins lourds et la principauté de ma Fourrure-corolles
attendent la ferveur de tes étreintes, prends-moi,
tes iris de vice savent l’étroitesse de mes hanches,
à mon arrivée dans quelque minutes, je te réveillerai, j’ôterai
mes vêtements, tu m’emmèneras jusqu’au royaume de la Jouissance,
tu vendangeras le nectar de ma sève, je me blottirai
dedans la crique de tes bras, et je serai à nouveau ton Élue !
Sophie Rivière