rivière
Maître Poète
Je ne suis que la pénombre de ton ombre
Les roses de ton visage éclosent
en l’anse de notre clairière, en la paix des mousses,
ta langue me désaltère, et me bénit,
tandis que tanguent les secondes et les heures
en l’anse de notre clairière, en la paix des mousses,
ta langue me désaltère, et me bénit,
tandis que tanguent les secondes et les heures
en ce jour de printemps.
Ô ma Muse, ma Divine,
je dialogue avec tous les animaux de la Création,
les chaloupes des oiseaux louent
Ô ma Muse, ma Divine,
je dialogue avec tous les animaux de la Création,
les chaloupes des oiseaux louent
la barque de tes mots de joliesse,
serre-moi plus fort contre la principauté de tes aisselles,
enferme-moi en tes bras menus,
Toi qui es le Soleil de ma vie, et le souffle de mes émois,
serre-moi plus fort contre la principauté de tes aisselles,
enferme-moi en tes bras menus,
Toi qui es le Soleil de ma vie, et le souffle de mes émois,
je ne suis que la pénombre de ton ombre
sur le cadran de ta vie,
sur
l’éphéméride des saisons.
sur le cadran de ta vie,
sur
l’éphéméride des saisons.
Les ciels d’azur partent à l’assaut des salves d’étoiles,
au loin disparaissent les dais des nuages,
je veux renaître à tout instant
sur la page blanche de ta douceur,
au loin disparaissent les dais des nuages,
je veux renaître à tout instant
sur la page blanche de ta douceur,
emportée par la houle de la Passion,
tout contre les paroisses de ta Lumière,
je veux que tu arpentes
la soie de ma peau dessus la galaxie de mes seins,
tout contre les paroisses de ta Lumière,
je veux que tu arpentes
la soie de ma peau dessus la galaxie de mes seins,
et le parchemin de ma délicatesse,
moi qui ne suis rien sans la poésie de tes paumes
sans le pétale de tes lèvres, sans le satin de ta Fourrure
sur la magnificence de la mienne.
moi qui ne suis rien sans la poésie de tes paumes
sans le pétale de tes lèvres, sans le satin de ta Fourrure
sur la magnificence de la mienne.
Berce-moi parmi les îles du silence,
là où je gis, nue comme toi,
absoute de tout péché par le miracle du Désir,
incessamment, avec pour tous témoins
là où je gis, nue comme toi,
absoute de tout péché par le miracle du Désir,
incessamment, avec pour tous témoins
nos micro-robes, nos bas, et nos bottines dont
nous n’avons que faire, récite au Midi des odes de Jouissance,
et face aux sanglots de mes spasmes,
déifie-moi !
nous n’avons que faire, récite au Midi des odes de Jouissance,
et face aux sanglots de mes spasmes,
déifie-moi !
Sophie Rivière