rivière
Maître Poète
Je n’ai plus peur de l’exil du silence
Des années durant,
mon ombre n’a connu
que
l’exil du silence,
que les chemins pavés de poussière,
que les muscles des racines
parmi
les plaines de sable.
Le temps filait
entre la splendeur des bocages,
et j’errais, l’âme en peine,
exclue du monde,
quand tu m’es apparue
un matin d’été
vêtue d’un corsage de cotonnade,
et d’une jupe de soie qui étincelait
sous
les châteaux des fougères,
ton visage et ta chair de plénitude
dansaient sur les lèvres des flûtes de soleil.
A ta vue, j’ai fendu les frontières des herbes,
et agenouillée devant tes ballerines,
le cœur drapé de courage,
abritée derrière l’orgueil d’un fol espoir,
je t’ai déclaré ma flamme,
tu m’as souris,
courtoise,
et dans la voile de la peupleraie
qui nous enveloppait,
tes mains ont saisi les miennes
en guise d’assentiment.
Depuis, je n’ai plus peur de l’exil du silence.
Sophie Rivière
Des années durant,
mon ombre n’a connu
que
l’exil du silence,
que les chemins pavés de poussière,
que les muscles des racines
parmi
les plaines de sable.
Le temps filait
entre la splendeur des bocages,
et j’errais, l’âme en peine,
exclue du monde,
quand tu m’es apparue
un matin d’été
vêtue d’un corsage de cotonnade,
et d’une jupe de soie qui étincelait
sous
les châteaux des fougères,
ton visage et ta chair de plénitude
dansaient sur les lèvres des flûtes de soleil.
A ta vue, j’ai fendu les frontières des herbes,
et agenouillée devant tes ballerines,
le cœur drapé de courage,
abritée derrière l’orgueil d’un fol espoir,
je t’ai déclaré ma flamme,
tu m’as souris,
courtoise,
et dans la voile de la peupleraie
qui nous enveloppait,
tes mains ont saisi les miennes
en guise d’assentiment.
Depuis, je n’ai plus peur de l’exil du silence.
Sophie Rivière
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