India
Nouveau poète
Je n`ai plus le coeur a rien
Depuis deux ans.
La vie ne bat plus son plein
En mon dedans.
L`hiver le plus rude
S`est installe en ma demeure.
Il n`y a plus de quietude,
Je vis avec le malheur.
Quel malheur!
Je me suis bien embarquee:
Sur ma galere c`est toujours l`heure
D`etre fouettee.
Qu`ils sont loins les oceans
De la douce tranquilite,
Les ports et les goelands
Emplis de simple liberte.
Un galion,
Sur lequel je suis prisonniere.
Ma maison,
Tombeau d`une passagere.
Qu`ils sont loins...
Ces horizons qui reposent l`ame,
Ces tendres parfums,
Ces romantiques flammes...
Ou me suis-je egaree?
Cette route n`est plus mienne
Mais celle d`une naufragee.
Qui me sauvera de ma peine?
Qui verra enfin
Qu`il n`y a pas de coupable en moi
Et que la sentence qu`on maintient
N`a pas foi!
Qui?
Surement pas mon capitaine
Qui s`acharne sans merci,
Sans egards et avec haine,
Sur mon triste sort.
Deux ans que je suis enchainee dans cette cale.
Sans mettre la tete dehors,
Sans l`espoir d`une escale.
Doux repos, doux repit,
Je vous ai perdu un jour, il y a longtemps,
Et vous etes devenus l`image d`un paradis,
Le mirage d`un reve errant...
Mai 2002
Depuis deux ans.
La vie ne bat plus son plein
En mon dedans.
L`hiver le plus rude
S`est installe en ma demeure.
Il n`y a plus de quietude,
Je vis avec le malheur.
Quel malheur!
Je me suis bien embarquee:
Sur ma galere c`est toujours l`heure
D`etre fouettee.
Qu`ils sont loins les oceans
De la douce tranquilite,
Les ports et les goelands
Emplis de simple liberte.
Un galion,
Sur lequel je suis prisonniere.
Ma maison,
Tombeau d`une passagere.
Qu`ils sont loins...
Ces horizons qui reposent l`ame,
Ces tendres parfums,
Ces romantiques flammes...
Ou me suis-je egaree?
Cette route n`est plus mienne
Mais celle d`une naufragee.
Qui me sauvera de ma peine?
Qui verra enfin
Qu`il n`y a pas de coupable en moi
Et que la sentence qu`on maintient
N`a pas foi!
Qui?
Surement pas mon capitaine
Qui s`acharne sans merci,
Sans egards et avec haine,
Sur mon triste sort.
Deux ans que je suis enchainee dans cette cale.
Sans mettre la tete dehors,
Sans l`espoir d`une escale.
Doux repos, doux repit,
Je vous ai perdu un jour, il y a longtemps,
Et vous etes devenus l`image d`un paradis,
Le mirage d`un reve errant...
Mai 2002