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je meure de ton amoure

tiffanyletienne

Nouveau poète
Quand ton aimé joli laisse aller sous ta robe
Une main promeneuse à laquelle tu ris ;
Quand ton corps s’échauffe près des lilas fleuris
Tu veux lutter mais ta volonté se dérobe.

Dans le bois frissonnant où bruissent des murmures,
Vous liez à la fois vos chairs et vos esprits,
Le sang de la jeunesse et vos deux cœurs épris,
Vos bouches dégouttant un jus mauve de mûres.

A trop vouloir aimer, on déchire et on mord
La sainteté du corps, la blancheur de l’âme, or
La force du plongeon dans l’enfer est atroce

Alors que l’immortel est hors du sort féroce
De ces baisers païens qui lui causeraient tort
Car, éternel, il est étranger à la mort.​
 
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