Je me revois encore à cette place, près de la fenêtre, dans le train ,à lire ce message et à verser des larmes incontrôlablement amères et brûlantes. Je ressens encore ce coup violent qui me transperce la poitrine et cette affliction qui s'empare de moi. Je ne voulais rien dire, je voulais juste me noyer dans le paysage, oublier ma vie quelques instants. C'est avec les yeux détruit par l'eau que pour la première fois je rentre en étant moi même, celle que je ne suis pas, mais bien celle que je suis , un simple esprit faible. Tu m'annonces que tu es en couple, je te réponds que je suis heureuse pour toi ! Pourquoi te dis je ça alors que je me perds entre douleur et larmes ? Tu m'annonces que tu auras moins de temps à m'accorder je te réponds que je te comprends très bien ! Pourquoi je continue à jouer à celle que je ne suis pas alors que mon corps me trahit devant toutes ses personnes ? Bien sur que je ne suis pas heureuse, ça me crève les yeux que de lire que tu es en couple, ça me brouille l'esprit que de te dire que je te comprends ! Non je ne comprends pas pourquoi tu me fais ça, non je hais l'idée que je dois t'imaginer avec elle maintenant. Et comme si la douleur n'avait pas atteinte son paroxysme, je vous imagine dans mon esprit dans des scénarios ignobles. J'ai mal quand je l'imagine te rendre heureux, te toucher et t'embrasser. Je meurs quand je t'imagine attentionné,l'aimant et l'embrasser elle et pas moi. Et j'essaye de minimiser la douleur de mon esprit et de mon coeur, en repensant à ce jour ou tu m'as dit que je comptais pour toi et à ce jour ou je ne tenais même plus sur mes jambes où j'avais des étoiles plein les yeux...Mais la douleur est trop forte cœur et esprit souffrent tous deux pour un fois, les larmes se déchaînent sur mon visage sans que je ne puisse relis rien contrôler ! Et la vie est tellement abominable, que je vais devoir te croiser tous les jours sans laisser paraître le moindre sentiment le jour, et me morfondre le soir en repensant à toi et en t'imaginant avec elle à chaque fois que tu me manqueras. Et Dieu sait combien tu me manques, pas une journée entière sans que je ne pense à toi. Et Je me noie à travers les mots, je bois chacun de leurs sens, de leurs forces, je m'enivre à travers les phrases, j'ai juste besoin de me perdre et d'oublier cette vie , j'ai juste besoin de me délivrer...